mots clé : froid, santé, climat, réchauffement climatique

L’hypothèse du réchauffement climatique est de loin plus probable que celle d’une glaciation. Tout le monde le craint pour demain. Mais, le froid, lui, a un impact immédiat sur notre santé. Et ça pourrait bien durer quelques dizaines d’années encore !


Toutes les études sont aujourd’hui convergentes. La dernière en date émane du service national de météorologie britannique qui, à la veille du sommet de Cancún début décembre, a livré des conclusions sans appel sur le réchauffement planétaire, au grand dam de l’espèce des climato-sceptiques d’ailleurs en voie de disparition rapide.

Ces cinquante dernières années, les activités humaines, avec en particulier l’utilisation des combustibles fossiles, ont rejeté des quantités suffisantes de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre pour retenir davantage de chaleur dans les couches basses de l’atmosphère et avoir une incidence sur le climat mondial.

Au cours du siècle écoulé, la température a ainsi augmenté d’environ 0,75°C dans le monde. Ces 25 dernières années, le rythme s’est accéléré et on mesure à près de 0,16°C le réchauffement par décennie.

Le niveau des mers s’élève, les glaciers fondent, la répartition des précipitations change. Les événements météorologiques extrêmes augmentent en intensité et en fréquence. Bref, ça n’est pas la joie…

L’hiver, on prend quand même froid

De même qu’il est toujours un peu délicat, en plein été, de parler d’assèchement des nappes phréatiques après 8 jours de déluges et de vacances gâchées, il n’est pas simple d’évoquer le réchauffement de la planète au cœur de l’hiver lorsque la température flirte depuis des jours et des nuits avec le négatif…

Tant mieux parce que notre sens aigu de l’actualité nous amène, en ce début 2011, à évoquer le froid et l’impact que celui-ci a sur notre santé. La rigueur – à tous points de vue – est de saison !

Si l’on peut avoir le sentiment que le thermomètre n’intéresse les scientifiques que lorsqu’il monte en flèche, les autorités n’en sont pas moins attentives aux phénomènes de froids extrêmes qui, dans nos contrées en principe tempérées, font largement autant de ravages que les vagues de canicule, sinon davantage.

Toujours soucieux de nuances, les spécialistes de la santé publique s’attachent d’abord à distinguer entre mortalité hivernale et mortalité directement due au froid intense.

En hiver, certaines pathologies sont plus fréquentes et ne sont effectivement pas strictement liées aux températures glaciales. Parmi les plus préoccupantes, on recense les maladies cardiovasculaires, les infections respiratoires… jusqu’aux intoxications au monoxyde de carbone dues à des chauffe-eau mal entretenus.
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