PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées
Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.
Mutualité : la pétition a du succès
700 000 signatures déjà recueillies
700 000 signatures ont déjà été apposées à la pétition protestant contre les difficultés d’accès aux soins.
Accouchement : plus vite, plus vite !
Moins de temps à la clinique
L’Assurance Maladie expérimente une réduction du temps passé à la clinique après l’accouchement.
Du beau, du bon, du bio ?
Moins de pesticides dans l’assiette bio
Le débat opposant les partisans et adversaires du bio sur le terrain des pesticides est clos. En faveur du bio.
Autisme, grande cause nationale
Après la solitude en 2011
Après la solitude en 2011, l’autisme devient « Grande Cause Nationale » pour 2012.
Sécurité du médicament : la loi est votée
Dernier mot à l’Assemblée
Une meilleure prévention contre les conflits d’intérêt, une nouvelle agence, des médicaments plus performants…
Servier choisissait bien ses experts
Une préférence pour l’Afssaps
Un ancien responsable de l’Afssaps a été employé par Servier dès son départ de l’Agence.
Prothèses mammaires PIP : on retire
Mais on n'échange pas
Les femmes porteuses des implants mammaires défectueux PIP sont invitées à les faire retirer.
Cancers : l’environnement en question
Les chercheurs doivent encore chercher
Sous l’égide de l’INCa de l’Anses et d’Aviesan, 400 chercheurs ont planché sur le lien cancer – environnement.
Le hic des génériques
Copies non-conformes ?




Un rapport de l’Académie de Médecine jette un doute sur leur absolue conformité avec les médicaments princeps.

Le travail que vient de remettre le Pr Charles-Joël Menkès sur les génériques risque de faire des vagues autour du nouveau pavé qu’il jette dans la mare des traitements pharmaceutiques…

Il y conteste notamment l’absolue conformité des médicaments génériques avec les médicaments princeps. En cause, non pas le principe actif lui-même mais les excipients qui s’ajoutent à la molécule et donnent notamment au produit final son goût et sa couleur.

Or, les excipients ne sont pas neutres et peuvent dans certains cas occasionner des effets non-désirés comme des réactions allergiques plus ou moins sévères.

Le Pr Menkès cite précisément plusieurs exemples qui donnent évidemment un aspect spectaculaire à son analyse puisqu’il s’agit notamment d’antibiotiques pédiatriques.

Faut-il pour autant boycotter les médicaments génériques ? Bien sûr que non, répond le Pr Menkès. Il faut cependant laisser au médecin traitant la possibilité de faire figurer la mention NS (Non Substituable) sur ses ordonnances. Cette décision du médecin relève parfois du principe de précaution lorsque des malades âgés par exemple risquent d’être désorientés par des modifications d’aspect de leur médicament habituel.

De son côté, à l’issue d’un contrôle de plus de 1 300 génériques effectué entre 1999 et 2006, la Commission nationale de pharmacovigilance avait déjà conclu à une absence de problème de sécurité avec cependant un warning sur la difficulté de substitution des médicaments à « marge thérapeutique étroite » comme certains anticoagulants, antiépileptiques ou hypoglycémiants bien connus des médecins.

On est loin d’être en présence d’un scandale sanitaire de plus mais il faut reconnaître que le rapport remis à l’Académie de Médecine  n’est pas fait pour redonner confiance à un secteur saisi par le doute…