L’OMS, cocotte minute
Assemblée générale houleuse en vue
Contestations sur la réforme de l’institution et restrictions budgétaires vont probablement dominer les débats.
La DGS change de tête
Jean-Yves Grall pour Didier Houssin
La Direction Générale de la Santé a un nouveau patron à double tête, mi-politique mi-médicale
Cancer du col : mobilisation internationale
Les papillomavirus font des ravages
Le forum de WACC (Women Against Cervical Cancer) appelle à davantage de volontarisme international.
Alcool : zéro de conduite ?
Le taux d’alcoolémie en examen
Le taux zéro d’alcoolémie au volant est sérieusement envisagé pour tous.
Drogue : une affaire d’argent ?
N. Sarkozy vise les profits du trafic
Nicolas Sarkozy veut créer un fonds de lutte alimenté par les avoirs confisqués aux narcotrafiquants.
61% des Français grignotent
Privés de dessert !
2 ans après son lancement, l’étude géante NutriNet Santé commence à livrer des résultats consistants…
Mediator : les médecins dédouanés
Pas question de payer pour Servier
Les prescripteurs ne seront pas les payeurs. C’est ce que Xavier Bertrand a promis. Ah bon ?
Soins psychiatriques : prise de tête
Le Sénat tourne fou
La loi qui doit désormais régir les soins psychiatriques est discutée au Sénat les 10 et 11 mai. Et ça barde…
Hormone de croissance : relaxe Max
Justice est faite ?
Il n’y aura donc définitivement pas eu de coupable dans l’affaire de l’hormone de croissance.
Il n'est pire sourd...
Dépistage précoce ou non?




Le dépistage précoce de la surdité continue de susciter la polémique.

Lundi a débuté la 9ème édition de la Semaine du Son. Semaine originale à bien des égards, dont le moindre n’est sans doute pas sa durée puisqu’elle s’achèvera le 29 janvier. Une semaine de 14 jours, cela n’est pas commun.

Parrainée cette année par Jacques Attali – qui, on le sait, aime autant se faire entendre que se faire voir – cette manifestation a pour objectif de sensibiliser un large public à l’importance de notre environnement sonore et, entre autres thématiques, d’aborder les conséquences économiques et sociales de la malentendance.

Il s’agit d’une série d’événements de grande qualité, réunissant des intervenants de haut vol, qui permettra de rappeler que l’audition est notre premier sens fonctionnel, un capital précieux à faire fructifier, mais aussi à préserver des agressions.

Cette Semaine du Son prend pourtant place dans un contexte politico-sanitaire assez étrange qui pourrait bien dessiner un arrière-plan polémique auquel ses promoteurs ne s’attendaient probablement pas.

Une proposition de loi, visant à instaurer un dépistage néonatal systématique de la surdité, vient en effet d’être retoquée pour la deuxième fois par le Conseil Constitutionnel après avoir été rejetée par le Sénat en novembre dernier.

Pour les partisans du dépistage, scandalisés par cette décision, un argument devrait s’imposer avec logique : une surdité sévère ou profonde repérée dès la naissance permet la pause rapide d’un implant cochléaire et une chance d’assimilation d’autant plus précoce dans un environnement « normal ».

Tout le monde n’est pas favorable à cette démarche, loin s’en faut. Pour ses adversaires – hormis les insupportables évocations du coût de la mesure dans le budget de la Sécu – il s’agit de préserver une véritable culture qui, au-delà même de la langue, la Langue des Signes, est infiniment plus vivante et fine que bon nombre de folklores régionaux pourtant davantage respectés.

Or, qui dit dépistage précoce de la surdité dit également implant cochléaire dans la quasi-totalité des cas et donc, inéluctablement, disparition à court terme de cette société sans son pourtant très communicante.

80 000 personnes seulement pratiquent aujourd’hui la Langue des Signes Française [LSF]. Sans doute trop peu pour que nous en percevions la richesse et concevions même qu’il ne s’agit nullement d’un palliatif à notre langue parlée.

Ces personnes, on les qualifie de handicapées… elles se proclament sourdes. Et cela vaut sans doute la peine d’entendre la différence.

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