L’hôpital contre l’hôstérité
Manifestation ce mardi
A l‘appel de la Convergence des hôpitaux, le personnel hospitalier manifeste ce matin devant le ministère de la San
Grippe : les Grog, c’est fini
Gueule de bois épidémiologique
Le réseau des Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe, s’arrêtent après 30 ans de bons et loyaux services
Cancer de l’utérus : un test urinaire ?
Des chercheurs le recommandent
La pratique du dépistage du cancer du col par frottis est insuffisante. Des tests urinaires pourraient être pratiq
Red Bull boit du petit lait
Censure du Conseil Constitutionnel
Le Conseil Constitutionnel a censuré la taxe sur les « boissons énergisantes », jugée non conforme à la Constitutio
1/3 payant, 4/4 mécontents
Les médecins sont très remontés
La CSMF, 1er syndicat médical en France veut s’opposer à l’instauration du tiers payant consultation. Grève le 30 s
Vaccinations: il faut plus de clarté
le HSCP veut une refonte du système
Obligatoires, recommandées, remboursées, pas remboursées... les vaccinations sont un vrai casse-tête
Ebola: vers un engagement international?
Le Conseil de Sécurité se réunit jeudi
Réunion d'urgence du Conseil de Sécurité jeudi: y prendra-t-on enfin des engagements internationaux concrets
Vaccin HPV dès 9 ans?
Une recommandation du HCSP
Le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu un avis rassurant sur la vaccination HPV et recommande une vaccination
Cancer: vive les thérapeutiques complémentaires
Le baromètre Curie fait le point
L'Institut Curie analyse l'opinion des Français sur le cancer et la vie après le cancer
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

/>