Grippe: coup d'envoi de la campagne de vaccination
On espère arriver à un taux raisonnable...
La campagne de vaccination a été lancée la semaine dernière par le Ministère de la Santé et la CNAMTS
Paris : désert médical ?
La mairie veut favoriser l’implantation en secteur 1
Il y a plus à Paris que 1.500 médecins généralistes en secteur 1 !
Vive le vaccin, à bas le vaccin !
oui pour Ebola, non pour la polio?
Quand un vaccin n'existe pas, on le réclame mais lorsqu'il existe, on le refuse...
Le Val-de-Grâce sort du rang
Les hôpitaux militaires mis au pas
Le Val-de-Grâce va peut-être fermer : les 9 hôpitaux militaires représentent le 1er déficit hospitalier de France
Logo nutritionnel: Carrefour à la manoeuvre...
... et les nutritionnistes au créneau
Carrefour a décidé d'appliquer un code couleur sur tous ses produits alimentaires. Scandale!
Pasteurdon: le million, le million!
Belle collecte de l'Institut Pasteur
4 jours de mobilisation et un beau résultat: plus d'1 million de promesses de dons
Ebola: vers des contrôles aéroportuaires?
L'hypothèse est envisagée
Doit-on mettre en place une procédure de contrôle au débarquement des vols en provenance de Guinée?
Peut-on être obèse et ministre de la Santé?
La question se pose... en Belgique
Maggie de Block est la nouvelle ministre de la Santé. Et elle est obèse: est-ce incompatible?
Les opérations moins chères dans le privé?
Une étude semble le démontrer
Même en prenant en compte les dépassements d'honoraires, les opérations seraient moins chères dans le privé
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?