Hyperactivité et alimentation
Un lien, mais un lien ténu
Une alimentation équilibrée pourrait être utile dans le cadre d’un traitement pour hyperactivité.
Prothèses PIP : faites le plein
Un additif pour carburant évoqué
On savait que le gel de silicone n’était pas conforme. On sait aussi qu’il contenait de curieux composants.
Les bébés du réveillon
Ils naîtront fin septembre
Il y a plus de 800 000 naissances en France. Le pic a lieu fin septembre : ce sont les bébés-réveillon…
Démographie : le cap est passé
65 millions d’habitants en France
Selon l’INSEE, le cap des 65 millions d’habitants serait franchi cette année.
Grippe aviaire : c’est reparti
Un mort par H5N1 en Chine
Un homme de 39 ans est mort le 31 décembre, terrassé par la grippe aviaire.
18 000 espèces découvertes en 2011
Animal, on n’est pas si mal
On a déjà recensé 1,9 million d’espèces animales dans le monde. Tout augmente.
Pharmaciens : réforme de la rémunération
Les négociations vont bon train
L’Assurance Maladie et les syndicats négocient une réforme de la rémunération des pharmaciens.
Les médecins en quête de performance
Début de la fin du paiement à l’acte
Aujourd’hui, les médecins sont uniquement rémunérés à l’acte. Cela change à partir de cette année.
Professionnels de santé : formation obligatoire
Développement professionnel continu
Médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens doivent subir un programme de formation.
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

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