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Contraception : les étudiants moins que les étudiantes
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Les étudiants ne sont plus que 7 sur 10 à utiliser le préservatif.
Médecins scolaires : derniers de la classe
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Alzheimer : espoir de traitement
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Le bexarotène semble pouvoir restaurer les fonctions cérébrales chez la souris. Et peut-être chez l’homme.
Cannabis : interdit de permis
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Ca n’est pas franchement une surprise mais une étude canadienne confirme les dangers du cannabis sur la route.
Santé des jeunes : les vieux manifestent
Pour une politique en faveur des jeunes
Plus de 1 200 professionnels ont signé un manifeste visant à mieux faire prendre en compte la santé des jeunes.
Sans-abris: restez chez vous!
Nora Berra jette un froid
Sur son blog, la Secrétaire d'Etat à la Santé conseille aux sans-abris de ne pas sortir... Oups.
TVA sociale : sur le tabac aussi?
Hésitations fumeuses
Bercy a mollement infirmé hier l'information selon laquelle la TVA sociale ne s'appliquerait pas sur le tabac..
La Cour règle ses comptes
La santé dans le collimateur
La santé ne sera pas oubliée dans la traditionnelle cérémonie du rapport annuel de la Cour des Comptes.
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

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