Cancer : la mortalité va baisser
Sauf pour le pancréas et le poumon
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Vivre vieux pour dormir mieux
Vieillir est-il un rêve ?
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Yves Bur enterre le calumet
Guerre ouverte au tabac
Alors que les associations anti-tabac asticotent l’Etat, le député Yves Bur signe un rapport sans concession.
AVC : fausse tendance à la baisse
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Phénomène des AVC communicants : moins de cas chez les plus âgés et davantage chez les plus jeunes.
Dents : le low cost fait son trou
Fin de l’âge d’or ?
Face au coût insupportable des soins dentaires, les cabinets low cost commencent à voir le jour en France.
Tabac : on veut des taxes !
C’est ce que réclame le HCSP
En cette période électorale, les défenseurs des taxes sur la consommation ont trouvé un allié : le HCSP.
Dépassements d’honoraires
De la relativité du tact et de la mesure…
Le scandale des dépassements de tarifs à l’hôpital et en ville n’en finit pas de faire des vagues,
Sport : la nouvelle panacée
Contre le cancer, suffit-il de bouger ?
Le sport est bon pour la santé, y compris pour prévenir le cancer ou ses récidives. N’en faisons pas la panacée.
Nomination urgente à Pompidou
Le Pr Philippe Juvin contesté
La nomination du très politique Pr Juvin à la tête des urgences de l’hôpital Pompidou crée comme un malaise.
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?