L’accouchement n’est plus ce qu’il était
2 heures de plus qu’il y a 50 ans
Tout ne va pas plus vite qu’avant… exemple : donner naissance prend plus de temps aujourd’hui.
Vaccinations : nouveau calendrier
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Cocaïne : moins de poudre aux yeux
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L’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies l’affirme : l’image de la cocaïne se dégrade.
Pollution : aujourd’hui, restez chez vous !
Ce mardi, pire jour de la semaine
L’Agence Régionale de Santé lance un bulletin d’alerte à la pollution aux particules fines.
Bisphénol A : pas interdit partout
Les USA font de la résistance
L’Agence américaine de sécurité alimentaire refuse d’interdire le bisphénol A dans les conteneurs alimentaires.
Cancer de la peau : ça crame
Incidence multipliée par 8 en 40 ans
Une étude parue dans la revue Mayo Clinic Proceedings dresse un bilan alarmant chez les moins de 40 ans.
Asthme : un vaccin et puis c’est tout
L’asthme allergique bientôt terrassé ?
Parmi les nouvelles pistes en développement, la vaccination contre un des allergènes les plus fréquents.
Franciliens : au pas camarade, au pas
C’est en Ile-de-France que l’on marche le plus
Les Franciliens sont les Français qui marchent le plus : 9 744 pas en moyenne par jour.
L’autisme en campagne
La sensibilisation s’impose
« Ensemble pour l’autisme » lance une campagne de sensibilisation à l’autisme, Grande Cause nationale.
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

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