H7N9 : l’épidémie gagne
L’inquiétude aussi
60 cas dont 14 mortels. A l’échelle de la Chine, c’est peu… mais inquiétant quand même
Ameli à l’honneur
Le site de la CNAM primé
Le site ameli.fr est lauréat des trophées des acteurs de l’économie numérique, catégorie services publics
Prothèses PIP : ¼ sont défaillants
15.000 femmes se sont fait opérer
Près de 15.000 femmes se sont fait retirer leurs implants mammaires. ¼ étaient défectueux
Sécu: le trou rétrécit
Objectifs atteints
Le solde du régime général de la Séu s'établit à -13,3Mds € pour 2012 vs -17,4 en 20111
Bisphénol A : danger confirmé
L’ANSES l'afffirme dans un rapport
Un rapport rendu public ce mardi confirme que le bisphénol A peut présenter des risques pour la santé
Antibiotiques : allo ! Mais allooo qouaa !
Une ligne téléphonique pour mieux prescrire
Les médecins généralistes vont pouvoir bénéficier d’une ligne téléphonique les aidant dans la prescription
Exercice privé à l’hôpital
Pourquoi se priver ?
Le rapport rendu vendredi sur l’exercice privé par les praticiens hospitaliers ne révolutionne pas le paysage
Sida : feu vert pour les autotests
Marisol Touraine y est favorable
Après avis favorable de la Ministre de la Santé, la procédure d’évaluation des autotests se poursuit
Sidaction : plus de dons qu’en 2012
5,1 millions récoltés, + 25%
Alors que l’on craignait une désaffection du public vis-à-vis du sida, les dons ont été plus importants
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

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