L'été: la meilleure saison pour venir au monde
Mieux pour l'accouchement et mieux plus tard
Selon une étude britannique, la meilleure des saisons pour venir au monde et pour vieillir en bonne santé, c'est l
Les médecins appelés à se prononcer sur le système de santé
Consultés par l'Ordre des médecins, pas par le ministère...
L'Ordre des médecins a lancé cette semaine une grande enquête en ligne auprès de l'ensemble des médecins
Une campagne de pub pour aimer son médecin
La pub au service des praticiens?
L'Ordre des médecins a lancé une campagne de pub pour valoriser le rôle des médecins. Dans quel but?
DMP, l'Arlésienne va devenir réalité
Déploiement prévu au 4ème trimestre 2016
Le DMP, qu'on attend vainement depuis 10 ans, va être mis en service en 2016
Soins palliatifs: 40 millions de plus en 2016
La journée mondiale des soins palliatifs n'a pas été inutile
A l'occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, un enveloppe de 40 millions d'euros supplémentaires a é
Un robot pour aider les autistes
Une utilisation inattendue pour le petit robot Nao
L’expérimentation du robot Nao auprès d'adolescents autistes semble positive
Canicule: plus de dégâts que prévu
3 300 décès supplémentaires l'été dernier
Avec 3 épisodes distincts de canicule l'été dernier, le nombre de décès "excédentaires" est évalué à 3 300
La santé numérique au rapport
Benoît Thieulin fait ses propositions à Marisol Touraine
Le Président du Conseil national du numérique remet ce mardi son rapport "La santé, bien commun de la société numé
Entreprise & Prévention change de nom
"Avec modération":: moins corporate, plus marketing
L'association qui regroupe 15 entreprises du secteur résume son action par un conseil de modération
|<     <<123456789 >>     >|
PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées




Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.

L’affaire des prothèses mammaires PIP est, au regard des grands scandales sanitaires tels que le sang contaminé, l’hormone de croissance ou la vache folle, une sorte d’anecdote. Elle est en revanche exemplaire si on la replace dans la perspective de l’application du désormais fameux « principe de précaution ».

Inscrit dans la constitution depuis février 2005, notre principe de précaution national était déjà une originalité [seuls l’Allemagne et le Brésil l’ont également porté au plus haut niveau de la norme  juridique] mais l’affaire des implants au gel de silicone frelaté est en passe de s’imposer comme une exception mondiale.

Alors qu’aucun risque grave pour la santé  - notamment de cancer - n’a été démontré sur la planète en cas de rupture ou de suintement des implants, le Ministre français de la Santé décide la prise en charge par l’Assurance Maladie du retrait des prothèses incriminées. 30 000 femmes sont concernées et devront repasser sur la table d’opération ; 60 millions d’euros au bas mot sont engagés.

Après tout, que la France fasse cavalier seul dans le domaine de la protection sociale, où sa performance a longtemps été présentée comme un modèle, pourrait être un sujet légitime de fierté.

Pourtant, il n’en est rien et des voix s’élèvent même pour mettre fermement en cause cette décision.  Force est d’ailleurs de constater que les arguments critiques  invoqués ne manquent pas de poids.

Alors que le Comité d’experts français, réuni en urgence le 22 décembre, a conclu clairement que le lien soupçonné entre les implants PIP et la survenue de cancers ne peut être établi, la décision logique aurait été  de conseiller une surveillance renforcée des femmes concernées. Une position choisie par la totalité des pays concernés sur les cinq continents (84% des 100 000 prothèses produites chaque année par PIP étaient vendues à l’étranger).

On peut gloser  à l’infini sur les niveaux respectifs de traumatismes psychologiques générés, en cas de non-opération, par la conscience d’avoir un corps étranger défectueux dans l’organisme et, en cas d’explantation, par la perte d’une image positive de soi [la Sécurité sociale ne prendra évidemment en charge que le retrait des prothèses PIP, pas la pose de nouveaux implants]. On ne peut en revanche pas nier que, médicalement, la mobilisation générale du dispositif sanitaire ne s’imposait pas.

Alors,  signe de courage ou, au contraire, preuve de couardise politique ? Stricte application d’une obligation constitutionnelle, le principe de précaution,  ou triste illustration d’une posture politicienne, le principe du parapluie ?

/>