Dépenses de santé : baisse de l’augmentation…
+2,2% vs +2,5%
La progression de la consommation de soins et de biens médicaux ralentit.
Les perturbateurs endocriniens sont partout
40% des produits d’hygiène-beauté concernés
Selon une étude réalisée sur 15.000 produits, 40% contiennent au moins un perturbateur endocrinien
Sites anti-IVG : explosion sur la toile
Le gouvernement va réagir
Face à la multiplication des sites anti-IVG, un site d’information institutionnel va être créé
Testicules : une petite paire fait le bon père
Les études sont formelles…
Deux études viennent de révéler que les hommes dotés de petits testicules faisaient de meilleurs pères
La prévention par les taxes
La santé n’a vraiment pas de prix…
Les « taxes comportementales » sont-elles en passe de remplacer la politique de santé publique ?
Service Médical Rendu… ou pas
Un projet de signalétique contesté
Verra-t-on demain fleurir une nouvelle signalétique sur les boîtes de médicaments ?
Nanisme : l’espoir grandit
L’achondroplasie bientôt traitée ?
L’Inserm s’apprête à rendre publics les résultats spectaculaire d’une recherche sur le nanisme
Bon usage du Médicament : rapport protégé
Vers un meilleur système de surveillance
Les Professeurs Costagliola et Begaud ont remis lundi 16 leur rapport sur le bon usage du médicament
Médecins/patients : relation tendue
On attend trop !
Selon un sondage BVA, les patients sont devenus exigeants avec leur médecin. Quelle impudence !
Sida : stop à la contamination ?
Un objectif très réaliste




Pour la 1ère fois depuis 1988, la Journée Mondiale du Sida est vraiment porteuse d’espoir.

S’il y a une promesse électorale à laquelle on ne croirait pas – d’ailleurs personne n’a osé la formuler – c’est bien d’éliminer les nouvelles contaminations VIH d’ici au terme du prochain quinquennat, en 2017…

Pourtant, on aurait tort de ne pas y croire et on a tort de ne pas nous le promettre car l’Institut National de Veille Sanitaire affirme clairement, dans son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire du mardi 29 novembre 2011, qu’il s’agit d’un objectif parfaitement réaliste.

Alors même que le nombre des séropositifs augmente partout dans le monde et que la France comptabilise encore 6 300 nouveaux cas annuels, il est pourtant certain aujourd’hui que la pandémie peut être jugulée, à condition de s’engager dans la voie du dépistage généralisé et de la prise en charge thérapeutique précoce.

Les chiffres le démontrent sans ambigüité : les traitements administrés permettent désormais de réduire spectaculairement les risques de transmission du virus et la communauté scientifique, pour une fois unanime, plaide pour un bouleversement des stratégies de prévention. Plus tôt on dépiste, plus vite on traite et plus rapidement on stoppe la chaîne de la transmission.

Grâce à la fiabilité et à la simplicité des nouveaux tests, un dépistage précoce peut ainsi s’avérer pertinent, non seulement dans le cadre classique de l’exposition d’un homme homosexuel confronté à une situation à risque, mais également dans un contexte plus large, notamment auprès des populations hétérosexuelles et/ou âgées de plus de 50 ans qui forment le gros du bataillon des « découvertes tardives ».

Si le slogan « Sortez couvert » reste de mise à la veille de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida du 1er décembre, 2011 sera incontestablement la première année qui aura vu poindre l’espoir d’un recul de la contamination par VIH, 30 ans après l’identification des premiers cas de sida.

Encore faut-il qu’une volonté politique s’affirme en faveur d’un dépistage généralisé auquel les Français se déclarent d’ailleurs prêts. Quel candidat[e] à la présidentielle s’engagera à éliminer les nouvelles contaminations VIH en un seul quinquennat ? Depuis aujourd’hui, on sait qu’il s’agit d’une promesse tenable.