Nanomatériaux : un comité de dialogue
Les gros dangers de l’infiniment petit
L’ANSES avait déjà un groupe d’experts « Nanomatériaux et santé ». Elle le double d’un comité de dialogue.
Tulipe : réponse à l’urgence médicamenteuse
30 ans d’action efficace
L’association Tulipe a fêté ses 30 ans sur un bilan plutôt flatteur.
Vaccination : pas du tout assez
Taux de couverture très insuffisant
Les Français ne se font pas assez vacciner, malgré des progrès chez les très jeunes enfants.
Cancer du sein : le dépistage mi en examen
Faut-il vraiment continuer à dépister ?
La polémique prend de plus en plus d’ampleur : le nombre de surdiagnostics est-il rédhibitoire ?
Fibres : la baguette magique
Il faut manger plus de pain complet
Les résultats intermédiaires de l’étude NutriNet montrent une sous-consommation de fibres.
Médicaments et personnes âgées
Vers une meilleure prise en charge
La prise en charge médicamenteuse des personnes âgées en Ehpad est inadaptée dans 60% des cas.
Allergies : le printemps s’annonce bien
Les comprimés remplacent les gouttes
Le traitement des allergies respiratoires devrait très rapidement s’opérer par la prise de comprimés.
Méningite B : enfin un vaccin
Feu vert de l’Agence européenne du médicament
La méningite B est le plus fréquente en Europe et provoque un décès sur 10.
Sommeil : pas assez et mal
30% d’insomniaques
Le BEH publie ce mardi un numéro consacré au sommeil des Français. Pas de quoi rêver.
Sida : stop à la contamination ?
Un objectif très réaliste




Pour la 1ère fois depuis 1988, la Journée Mondiale du Sida est vraiment porteuse d’espoir.

S’il y a une promesse électorale à laquelle on ne croirait pas – d’ailleurs personne n’a osé la formuler – c’est bien d’éliminer les nouvelles contaminations VIH d’ici au terme du prochain quinquennat, en 2017…

Pourtant, on aurait tort de ne pas y croire et on a tort de ne pas nous le promettre car l’Institut National de Veille Sanitaire affirme clairement, dans son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire du mardi 29 novembre 2011, qu’il s’agit d’un objectif parfaitement réaliste.

Alors même que le nombre des séropositifs augmente partout dans le monde et que la France comptabilise encore 6 300 nouveaux cas annuels, il est pourtant certain aujourd’hui que la pandémie peut être jugulée, à condition de s’engager dans la voie du dépistage généralisé et de la prise en charge thérapeutique précoce.

Les chiffres le démontrent sans ambigüité : les traitements administrés permettent désormais de réduire spectaculairement les risques de transmission du virus et la communauté scientifique, pour une fois unanime, plaide pour un bouleversement des stratégies de prévention. Plus tôt on dépiste, plus vite on traite et plus rapidement on stoppe la chaîne de la transmission.

Grâce à la fiabilité et à la simplicité des nouveaux tests, un dépistage précoce peut ainsi s’avérer pertinent, non seulement dans le cadre classique de l’exposition d’un homme homosexuel confronté à une situation à risque, mais également dans un contexte plus large, notamment auprès des populations hétérosexuelles et/ou âgées de plus de 50 ans qui forment le gros du bataillon des « découvertes tardives ».

Si le slogan « Sortez couvert » reste de mise à la veille de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida du 1er décembre, 2011 sera incontestablement la première année qui aura vu poindre l’espoir d’un recul de la contamination par VIH, 30 ans après l’identification des premiers cas de sida.

Encore faut-il qu’une volonté politique s’affirme en faveur d’un dépistage généralisé auquel les Français se déclarent d’ailleurs prêts. Quel candidat[e] à la présidentielle s’engagera à éliminer les nouvelles contaminations VIH en un seul quinquennat ? Depuis aujourd’hui, on sait qu’il s’agit d’une promesse tenable.