Sida : du mieux, du vrai
La lutte contre la maladie avance
Pour la 1ère fois cette année, la Journée Mondiale de lutte contre le VIH a pris un tour plus optimiste.
Médecine : le prix du désert
Salaire minimum garanti
Marisol Touraine a réinventé l’acronyme. Désormais, SMIG signifie Salaire Médical Garanti.
Ethylotest dans le placard
De la place dans les boites à gants
L'enterrement de l'obligation de l'éthylotest en voiture est annoncée pour aujourd'hui.
Réseaux de soins : partie serrée à l’Assemblée
Les mutuelles repassent leur code
L’Assemblée examine ce mardi une proposition de loi permettant aux mutuelles de créer des réseaux de soins.
L’UFC s’attaque au riz rouge
Des compléments alimentaires suspects
L’UFC critique la vente en libre-service de compléments alimentaires à base de riz rouge.
Biologie médicale : les députés vont revoter
Nouveau texte prévu pour janvier
Le projet de budget de la Sécurité sociale prévoyait un nouveau tour de vis. Copie à revoir.
Migraine : mystère et boule de gomme ?
Un mal mystérieux pour 83% de Français
Un sondage Ifop montre que nous connaissons mal les facteurs favorisant l’apparition de la migraine.
Sida : enfin un 1er décembre optimiste
Décrue sensible de l’épidémie
Pour la 1ère fois cette année, le thème de la Journée mondiale contre le sida sera : objectif Zéro.
Ejaculation précoce : mieux vaut tard…
Un traitement arrive en France
1/3 des Français seraient des éjaculateurs précoces. C’est vite dit.
Sida : stop à la contamination ?
Un objectif très réaliste




Pour la 1ère fois depuis 1988, la Journée Mondiale du Sida est vraiment porteuse d’espoir.

S’il y a une promesse électorale à laquelle on ne croirait pas – d’ailleurs personne n’a osé la formuler – c’est bien d’éliminer les nouvelles contaminations VIH d’ici au terme du prochain quinquennat, en 2017…

Pourtant, on aurait tort de ne pas y croire et on a tort de ne pas nous le promettre car l’Institut National de Veille Sanitaire affirme clairement, dans son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire du mardi 29 novembre 2011, qu’il s’agit d’un objectif parfaitement réaliste.

Alors même que le nombre des séropositifs augmente partout dans le monde et que la France comptabilise encore 6 300 nouveaux cas annuels, il est pourtant certain aujourd’hui que la pandémie peut être jugulée, à condition de s’engager dans la voie du dépistage généralisé et de la prise en charge thérapeutique précoce.

Les chiffres le démontrent sans ambigüité : les traitements administrés permettent désormais de réduire spectaculairement les risques de transmission du virus et la communauté scientifique, pour une fois unanime, plaide pour un bouleversement des stratégies de prévention. Plus tôt on dépiste, plus vite on traite et plus rapidement on stoppe la chaîne de la transmission.

Grâce à la fiabilité et à la simplicité des nouveaux tests, un dépistage précoce peut ainsi s’avérer pertinent, non seulement dans le cadre classique de l’exposition d’un homme homosexuel confronté à une situation à risque, mais également dans un contexte plus large, notamment auprès des populations hétérosexuelles et/ou âgées de plus de 50 ans qui forment le gros du bataillon des « découvertes tardives ».

Si le slogan « Sortez couvert » reste de mise à la veille de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida du 1er décembre, 2011 sera incontestablement la première année qui aura vu poindre l’espoir d’un recul de la contamination par VIH, 30 ans après l’identification des premiers cas de sida.

Encore faut-il qu’une volonté politique s’affirme en faveur d’un dépistage généralisé auquel les Français se déclarent d’ailleurs prêts. Quel candidat[e] à la présidentielle s’engagera à éliminer les nouvelles contaminations VIH en un seul quinquennat ? Depuis aujourd’hui, on sait qu’il s’agit d’une promesse tenable.

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