AIDES en crise
Plan social minimum
L’association Aides dont l’histoire se confond avec celle de la prévention du sida est en crise
Apnée du sommeil : pas de double peine
Le Conseil d’Etat suspend un arrêté
Un arrêté conditionnait le remboursement des traitements de l’apnée du sommeil à leur observance
Dépistage : le sein à nouveau visé
Une étude canadienne défavorable
Une étude canadienne, très critiquée, met en cause l’intérêt du dépistage du cancer du sein
Tiers payant généralisé : OK de l’IGAS
La généralisation du tiers payant est sur les rails
Un des points forts de la Stratégie Nationale de Santé, la généralisation du tiers payant va pouvoir démarrer
Grippe : le 28 février, ce sera trop tard
La vaccination devient urgente
Alors que la campagne de vaccination s’achève le 28 février, l’épidémie s’installe
Les hommes ont un plus gros cerveau
C’est pas la taille qui compte…
Selon une étude britannique, le cerveau des hommes serait plus gros que celui des femmes. So what ?
77 jours sans voir un seul ophtalmo
Délai d’attente en hausse constante
Il faut au moins 2 mois et demi avant de décrocher un rendez-vous chez un ophtalmo
Rattrapage vaccinal : au cœur de la Semaine Européenne
Du 22 au 26 avril
La Semaine Européenne de la Vaccination se tiendra cette année du 22 au 26 avril
Traversée du désert pour Marisol Touraine
1er bilan du pacte territoire-santé
Marisol Touraine a dressé un 1er bilan du plan d’actions contre les déserts médicaux
La guerre de la prostate est déclarée
Le dépistage au cœur d’un désaccord scientifique




C’est la 6ème Journée de la prostate… et un nouvel épisode de la polémique sur le dépistage.

Alors que l’Association Française d’Urologie (AFU) répond, en la posant, à la question « Prostate : attendre ou agir ? », la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, elle, d’attendre. Ce n’est pas la première fois que les experts médicaux manifestent leur désaccord sur un enjeu de santé publique mais il faut reconnaître que le dépistage systématique du cancer de la prostate est à classer dans la catégorie cas d’école.

L’incidence du cancer de la prostate n’est niée par personne, et pour cause : cancer le plus fréquent (71 500 cas en 2010), il occupe la deuxième place en termes de mortalité (8 790 décès annuels).

En réalité, la polémique concerne l’opportunité d’un dépistage systématique entre 55 et 69 ans dont aucune étude ne certifie l’efficacité réelle, chaque camp se retranchant derrière des travaux aux résultats contradictoires : ceux de l’étude européenne (ERSPC) qui plaiderait pour une politique de dépistage et ceux de l’étude américaine (PLCO) qui montrerait l’inverse…

Ce débat n’est pas seulement scientifique – ou même financier – il est lié à la spécificité même du cancer dont l’évolution est lente et ne justifie pas toujours le risque entraîné par l’administration de traitements aux effets secondaires indéniables, comme l'incontinence ou l'impuissance.

Dernier argument des adversaires du dépistage systématique, le test de dépistage (PSA) est d’une fiabilité relative et produit beaucoup de « faux positifs » avec, à la clé des investigations complémentaires inutiles et pénibles.