Internet : on y croit
Les chats plus influents que les campagnes
Une étude montre que les commentaires sur les forums sont davantage crus que les campagnes
Malakoff-Médéric, Mutuelle Générale, Banque postale
Marions-les !
L’institution de prévoyance, la mutuelle et la banque créent une offre spéciale TPE et PME
Complémentaires santé : réforme bouclée
Les nouveaux contrats sont définis
La circulaire achevant la réforme des contrats de complémentaires santé responsables est sortie
L’Académie de Pharmacie et la e-cigarette
Soutien du bout des lèvres
L’Académie de Pharmacie est favorable à la cigarette électronique mais sous conditions
Ebola : l’INSERM en pointe
Un nouveau traitement prometteur
Un essai conduit en Guinée par l’INSERM avec un médicament japonais s’avère très positif
Tourisme médical : la France bouge
L’expertise hexagonale va être valorisée
La France est en retard dans l’exploitation du « tourisme médical » et ça pourrait changer
Accidents médicaux: 40 000 décès par an?
Les chiffres effarants du Lien
Une association de défense estime à 40 000 le nombre de morts suite aux accidents domestiques
Antibiotiques : on est les champions
Chez les humains, pas les animaux
Les 3 principales agences européennes sur la santé ont comparé les consommations d’antibiotiques…
Sang : fin du don gratuit ?
La question est sérieusement posée
Le principe de la gratuité du don de sang est-il remis en cause par la perte du monopole de l’EFS ?
La guerre de la prostate est déclarée
Le dépistage au cœur d’un désaccord scientifique




C’est la 6ème Journée de la prostate… et un nouvel épisode de la polémique sur le dépistage.

Alors que l’Association Française d’Urologie (AFU) répond, en la posant, à la question « Prostate : attendre ou agir ? », la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, elle, d’attendre. Ce n’est pas la première fois que les experts médicaux manifestent leur désaccord sur un enjeu de santé publique mais il faut reconnaître que le dépistage systématique du cancer de la prostate est à classer dans la catégorie cas d’école.

L’incidence du cancer de la prostate n’est niée par personne, et pour cause : cancer le plus fréquent (71 500 cas en 2010), il occupe la deuxième place en termes de mortalité (8 790 décès annuels).

En réalité, la polémique concerne l’opportunité d’un dépistage systématique entre 55 et 69 ans dont aucune étude ne certifie l’efficacité réelle, chaque camp se retranchant derrière des travaux aux résultats contradictoires : ceux de l’étude européenne (ERSPC) qui plaiderait pour une politique de dépistage et ceux de l’étude américaine (PLCO) qui montrerait l’inverse…

Ce débat n’est pas seulement scientifique – ou même financier – il est lié à la spécificité même du cancer dont l’évolution est lente et ne justifie pas toujours le risque entraîné par l’administration de traitements aux effets secondaires indéniables, comme l'incontinence ou l'impuissance.

Dernier argument des adversaires du dépistage systématique, le test de dépistage (PSA) est d’une fiabilité relative et produit beaucoup de « faux positifs » avec, à la clé des investigations complémentaires inutiles et pénibles.

/>