Servier perd de l’assurance
Axa ne couvrirait pas le risque coupe-faim
Dans ses contrats avec Servier, l’assureur a exclu de sa couverture les anorexigènes… comme le Mediator ?
Cancer Info : service [bien] compris
Une bonne campagne pour un bon outil
L’Institut National du Cancer lance une plateforme d’information de référence sur le cancer.
Philippe Bas, à la tête de l’ANSES
Du pain sur la planche (savonnée)
Philippe Bas vient d’être nommé président du Conseil d’administration de l’ANSES. Bon courage…
Hôpital : trop d’activités, trop de dépenses
Courteline est toujours vivant
Un rapport envisage de fixer un quota d’activité à chaque hôpital pour limiter ses dépenses.
Euthanasie : une loi mort-née ?
Le Sénat tenté par la fronde
Le Sénat examine ce mardi une proposition de loi légalisant l’euthanasie, contre l’avis du gouvernement.
Les antibiotiques, c’est presque systématique
UFC-Que Choisir a piégé des médecins
La Fédération UFC-Que Choisir dénonce les prescriptions abusives d’antibiotiques.
Euthanasie : l’Ordre des Médecins dit non
Vive réaction à la proposition de loi sénatoriale
L’Ordre des Médecins se déclare tout à fait opposé au projet de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir
Santé : l’Ile-de-France n’est pas le paradis
Les inégalités s'y creuseraient fortement
Selon une étude dévoilée par Le Parisien, l’espérance de vie et l’accès aux soins sont inégalitaires.
Médicaments dangereux : le joyeux bazar
Une liste « noire » confusante
La fameuse liste de médicaments « sous surveillance » risque de jeter le discrédit sur des traitements vitaux.
La guerre de la prostate est déclarée
Le dépistage au cœur d’un désaccord scientifique




C’est la 6ème Journée de la prostate… et un nouvel épisode de la polémique sur le dépistage.

Alors que l’Association Française d’Urologie (AFU) répond, en la posant, à la question « Prostate : attendre ou agir ? », la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, elle, d’attendre. Ce n’est pas la première fois que les experts médicaux manifestent leur désaccord sur un enjeu de santé publique mais il faut reconnaître que le dépistage systématique du cancer de la prostate est à classer dans la catégorie cas d’école.

L’incidence du cancer de la prostate n’est niée par personne, et pour cause : cancer le plus fréquent (71 500 cas en 2010), il occupe la deuxième place en termes de mortalité (8 790 décès annuels).

En réalité, la polémique concerne l’opportunité d’un dépistage systématique entre 55 et 69 ans dont aucune étude ne certifie l’efficacité réelle, chaque camp se retranchant derrière des travaux aux résultats contradictoires : ceux de l’étude européenne (ERSPC) qui plaiderait pour une politique de dépistage et ceux de l’étude américaine (PLCO) qui montrerait l’inverse…

Ce débat n’est pas seulement scientifique – ou même financier – il est lié à la spécificité même du cancer dont l’évolution est lente et ne justifie pas toujours le risque entraîné par l’administration de traitements aux effets secondaires indéniables, comme l'incontinence ou l'impuissance.

Dernier argument des adversaires du dépistage systématique, le test de dépistage (PSA) est d’une fiabilité relative et produit beaucoup de « faux positifs » avec, à la clé des investigations complémentaires inutiles et pénibles.

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