Feuilles de soins : halte aux taxes
Le Conseil d’Etat a dit Non
Les médecins qui rechignaient à utiliser les feuilles de soins électroniques pourront continuer tranquillement.
Mediator : un fonds public en projet
L’Etat avancerait l’argent aux victimes
Xavier Bertrand a annoncé la création d’un fonds public d’indemnisation des victimes du Mediator
Médecins : les cabinets fermés de l’intérieur
Les généralistes se mobilisent
Le syndicat MG France a appelé ses adhérents à faire grève ce jeudi 7 avril.
Distilbène : dégâts héréditaires ?
30 ans après, le distilbène continue à nuire.
Le tristement fameux distilbène continue à provoquer des malformations chez les garçons.
Bioéthique : le Sénat fait de la résistance
La recherche sur embryons en question
Le texte adopté par les députés ne convient pas aux Sénateurs. Et ils le font savoir.
Homéopathie à forte dose
53% des Français sont fan
53% des Français utilisent des médicaments homéopathiques selon une étude Ipsos pour Boiron.
Les homos, interdits de don d’organe ?
Nora Berra provoque un tollé
La Secrétaire d’Etat à la santé considère que les homosexuels constituent une « population à risques ». Pathétique.
Autisme : le collectif veut saisir le CESE
Il tente de réunir 500 000 signatures
Le collectif Autisme veut saisir le Conseil Economique, Social et Environnemental et cherche à mobiliser.
Sidaction: 3 jours pour donner
Malgré Pierre Bergé
Cette année, pas de déclaration fracassante du milliardaire. Et 5,6 millions de dons à dépasser.
La guerre de la prostate est déclarée
Le dépistage au cœur d’un désaccord scientifique




C’est la 6ème Journée de la prostate… et un nouvel épisode de la polémique sur le dépistage.

Alors que l’Association Française d’Urologie (AFU) répond, en la posant, à la question « Prostate : attendre ou agir ? », la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, elle, d’attendre. Ce n’est pas la première fois que les experts médicaux manifestent leur désaccord sur un enjeu de santé publique mais il faut reconnaître que le dépistage systématique du cancer de la prostate est à classer dans la catégorie cas d’école.

L’incidence du cancer de la prostate n’est niée par personne, et pour cause : cancer le plus fréquent (71 500 cas en 2010), il occupe la deuxième place en termes de mortalité (8 790 décès annuels).

En réalité, la polémique concerne l’opportunité d’un dépistage systématique entre 55 et 69 ans dont aucune étude ne certifie l’efficacité réelle, chaque camp se retranchant derrière des travaux aux résultats contradictoires : ceux de l’étude européenne (ERSPC) qui plaiderait pour une politique de dépistage et ceux de l’étude américaine (PLCO) qui montrerait l’inverse…

Ce débat n’est pas seulement scientifique – ou même financier – il est lié à la spécificité même du cancer dont l’évolution est lente et ne justifie pas toujours le risque entraîné par l’administration de traitements aux effets secondaires indéniables, comme l'incontinence ou l'impuissance.

Dernier argument des adversaires du dépistage systématique, le test de dépistage (PSA) est d’une fiabilité relative et produit beaucoup de « faux positifs » avec, à la clé des investigations complémentaires inutiles et pénibles.