Médicament : quand on aime…
On achète sans compter
Une équipe de l’Université Pierre-et-Marie Curie montre que l’on ne compare pas les prix des médicaments.
Bientôt une pilule pour homme
La parité, vraiment ?
Des chercheurs d’Edimbourg travaillent sur la mise au point d’un médicament capable de bloquer la fertilité.
Le stérilet, mieux que la pilule
Pas facile à avaler, mais plus sûr…
Selon une étude américaine, le stérilet serait un contraceptif 20 fois plus sûr que la pilule.
Animal, ça fait mal
Berceau des maladies émergentes
On parie ? La prochaine pandémie sera d’origine animale.
Bien Sûr Santé à plein régime
Chez le médecin ou sur le net
Comment se réconcilier avec son garde-manger ? En lisant le dossier du dernier opus de Bien Sûr Santé.
Dukan : viré démissionnaire ?
Le gourou protéiné radié de l’Ordre
Le docteur Dukan a été radié de l’Ordre des médecins. Mais à sa demande.
L’OMS touche le fond, pas les fonds
Les pays donateurs donnent moins
La patronne de l’OMS s’inquiète de la baisse des dons provenant des pays membres de l’organisation.
Allégations santé : nettoyage de printemps
222 allégations retenues sur 44 000…
Les allégations santé que l’on trouve sur certains packagings ont été passées au Karcher…
Mediator : le droit contre les droits
Report du procès à la Saint-glin-glin
Comme craint par les malades, le 1er procès pénal du Mediator a été reporté à 2013
La guerre de la prostate est déclarée
Le dépistage au cœur d’un désaccord scientifique




C’est la 6ème Journée de la prostate… et un nouvel épisode de la polémique sur le dépistage.

Alors que l’Association Française d’Urologie (AFU) répond, en la posant, à la question « Prostate : attendre ou agir ? », la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, elle, d’attendre. Ce n’est pas la première fois que les experts médicaux manifestent leur désaccord sur un enjeu de santé publique mais il faut reconnaître que le dépistage systématique du cancer de la prostate est à classer dans la catégorie cas d’école.

L’incidence du cancer de la prostate n’est niée par personne, et pour cause : cancer le plus fréquent (71 500 cas en 2010), il occupe la deuxième place en termes de mortalité (8 790 décès annuels).

En réalité, la polémique concerne l’opportunité d’un dépistage systématique entre 55 et 69 ans dont aucune étude ne certifie l’efficacité réelle, chaque camp se retranchant derrière des travaux aux résultats contradictoires : ceux de l’étude européenne (ERSPC) qui plaiderait pour une politique de dépistage et ceux de l’étude américaine (PLCO) qui montrerait l’inverse…

Ce débat n’est pas seulement scientifique – ou même financier – il est lié à la spécificité même du cancer dont l’évolution est lente et ne justifie pas toujours le risque entraîné par l’administration de traitements aux effets secondaires indéniables, comme l'incontinence ou l'impuissance.

Dernier argument des adversaires du dépistage systématique, le test de dépistage (PSA) est d’une fiabilité relative et produit beaucoup de « faux positifs » avec, à la clé des investigations complémentaires inutiles et pénibles.