Loi Santé : 1/ le tiers payant
Fin de l’avance des frais
C’était une promesse de campagne du candidat Hollande. Promesse tenue. Dans la douleur…
Loi Santé : 2/ mesures antitabac
Paquet neutre et interdictions nouvelles
Le paquet neutre a beaucoup focalisé l’attention mais d’autres mesures, franchement répressives, l’accompagnent
Loi Santé : 3/ l’IVG facilitée
Suppression du délai de réflexion
Jusqu’ici, 2 consultations médicales espacées d’une semaine étaient nécessaires avant de pratiquer une IVG
Loi Santé : 4/ « Salles de shoot »
La prévention marque 1 point
Les « salles de consommation de drogue à moindre risque » vont pouvoir être expérimentées
Loi Santé : 5/ Droit à l’oubli
Normalisation pour les ex-malades du cancer
Les ex-malades pourront contracter des emprunts dans des conditions normales
Loi Sante : 6/ Open data santé
Accès autorisé aux données publiques de santé
On pourra désormais accéder à plus de données publiques. Mais pas n’importe comment et pas n’importe qui
Loi Santé : 7/Dons d’organes
Désormais, le consentement sera présumé
Les familles seront « informées » et pas « consultées »
Loi Sante : 8/ Instauration de la class action
Des actions de groupe en cas de litiges médicaux
Objectif : limiter les procédures individuelles et obtenir des réparations plus conséquentes
Loi Santé: 9/ Lutte contre l’anorexie
Amendement fashion victims ?
L’amendement voté dans le cadre de la loi protège d’abord les mannequins
Sida : perte de contrôle ?
C’est l’INVS qui perd ses nerfs…




Pour l’Institut de Veille Sanitaire (INVS), la transmission du VIH « échapperait à tout contrôle ».

L’étude de l’INVS publiée dans The Lancet fait du bruit au sein du Landerneau préventif. Et pour cause : l’Institut, qui nous a habitué à davantage de mesure, estime que la transmission du VIH dans la population homosexuelle masculine « échappe à tout contrôle ».

Si la situation n’est effectivement pas réjouissante, elle n’est pourtant pas épidémique. Entre 2003 et 2008, le nombre des nouvelles infections est en effet resté stable chez les homos alors qu'elle régressait chez les hétéros.

Il faut évidemment s’inquiéter de cet état de fait et, surtout, reprendre les actions de prévention dont les Pouvoirs publics ont pensé pouvoir se dispenser au fil des années.

La population homosexuelle n’est pas homogène. Hétéroclite, elle est difficile à cerner, à cibler et l’on aurait bien tort de penser que les bo-bo assumés du Marais sont sensibles aux mêmes arguments de prévention que les homos mal assumés, isolés dans la France des beaufs…

Le point commun demeure le risque encouru à chaque rapport anal non protégé : la probabilité de transmission y est alors 200 fois supérieure que chez les hétérosexuels.

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