Avec une baisse de 20 centimes sur ses marques Rothmans et Lucky Strike, British American Tobacco ouvre non pas la boîte, mais le paquet de Pandore.
Roselyne Bachelot aura beau trouver cette initiative "scandaleuse" et annoncer une riposte vive de la part du gouvernement (laquelle?), il y a gros à parier que le coup de ciseaux donné au prix de certaines marques va donner le coup d'envoi à une guerre concurrentielle entre fabricants.
Ceux-ci ont beau jeu de dénoncer le montant des taxes appliquées sur leurs produits (80% du prix d'achat) et la montée en puissance, non seulement de la contrefaçon, mais aussi de la vente sur Internet.
Moins de 30% de Français sont aujourd'hui des fumeurs réguliers (5% d'occasionnels). Parmi les jeunes, il semble que la remontée du tabagisme donne des ailes aux grandes marques, spécialistes incontestées des opérations de fidélisation.