D’accord, d’accord : avec ses 60% de sucre et d’huile de palme, le Nutella est loin d’incarner la rigueur nutritionnelle. Ce symbole de la transgression alimentaire débridée est écoulé à raison de 235 000 tonnes de mauvais gras glucosé annuels auprès de millions de consommateurs un peu partout dans le monde.
A Bruxelles, on n’aime pas ça et une rumeur insistante a couru ces derniers jours. Il y était question d’obliger l’Italien Ferrero à apposer sur ses célèbres pots de pâte à tartiner des avertissements sanitaires conformes à la bien-pensance diététique.
Rien de tout cela n'était vrai. Ferrero a sans doute jugé utile d'allumer un contre-feu... avant que l'incendie ne se déclare.
Tant mieux parce qu'en cherchant bien, il est possible que l’Europe ait, en ce moment, des combats plus glorieux et utiles à mener que de réglementer la composition de nos tartines.