Selon notre confrère Libération, le Conseil national du sida et la Conférence nationale de santé vont rendre public mercredi un avis particulièrement critique sur le plan gouvernemental de lutte contre le Sida. Chercheurs et associations dénoncent « un plan gouvernemental ignorant les avancées thérapeutiques ».
Pour Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida, «les autorités ne semblent pas avoir compris qu’on a changé d’époque. Nous avons, aujourd’hui, les moyens d’arrêter l’épidémie. Et il ne se passe rien ».
La colère exprimée par ce médecin historique de la lutte contre le Sida est curieusement née d’une bonne nouvelle : non seulement les traitements marchent très bien, mais, lorsque le séropositif les prend régulièrement, il n’est quasi plus contaminant.
Chercheurs et associations s’accordent ainsi sur la nécessité – totalement absente du plan gouvernemental – de mettre en place immédiatement deux mesures :
- Proposer un dépistage de toute la population, pour toucher les quelque 40 000 personnes qui sont séropositives et ne le savent pas.
- Apporter de véritables moyens pour être capable de dépister et prendre en charge les groupes à risque.
Carla Bruni-Sarkozy vient de lancer un vibrant appel au monde pour intensifier la lutte contre le Sida. Peut-être pourrait-elle déjà le suggérer dans son proche entourage ?