La somnolence au volant est la première cause d'accident sur les autoroutes (1 sur 3), largement devant l'alcool (1 sur 6) et la vitesse (1 sur 10).
Pour nous en faire prendre conscience avant les grandes migrations d’été, un reporter de la rédaction de L’argus de l’Automobile, bardé d’électrodes et d’appareils enregistreurs, s’est prêté à une expérience unique et assez effrayante.
Bien qu’il ait respecté toutes les recommandations d’usage pour lutter contre la somnolence au volant (pause toutes les deux heures, respect des limites de vitesses, déjeuner léger, etc.), il s’avère que le conducteur a dormi 11 minutes durant son trajet Paris-Nice (930 km), sans évidemment s’en apercevoir !
Autrement dit, il a parcouru un total de 24 km, à une vitesse moyenne de 130 km/h, en état de somnolence.
Ses 11 minutes d’absence se décomposent en 8 séquences variant de 30 secondes à... 2 mn 30. Vive le train !