Le Professeur Even n’est pas le plus connu des « grands Ayatabac » qui poursuivent les fumeurs sur les quais de gare et les terrasses de bistrot, mais il compte parmi les plus anciens soldats de la lutte. Il est en revanche un habitué des déclarations à l’emporte-pièce à l’encontre de l’industrie du médicament et de ses liens incestueux avec les responsables de la santé publique.
A l’occasion de la Journée mondiale sans-tabac qui est un peu, pour les chapelles préventives ce que Noël est à la chrétienté, Philippe Even vient de jeter un énorme pavé dans la mare de la bien-pensance sanitaire en contestant absolument la nocivité du tabagisme passif.
Dans l’entretien qu’il accorde à notre confrère La Parisien, le pneumologue déclare, sur la foi des résultats d’une centaine d’études réalisées sur la question que « soit la nocivité est extrêmement faible, soit elle est inexistante ».
Inutile de dire que ces propos ont provoqué un tollé dans les milieux de la prévention qui, depuis des années, ont mis le tabagisme passif au cœur de leur combat, jusqu’à trouver une consécration avec les lois d’interdiction de fumer dans les lieux publics.