PIP : retrait pour tout le monde
30 000 femmes concernées
Principe de précaution ou principe du parapluie ? Le gouvernement décide l’explantation des prothèses.
Mutualité : la pétition a du succès
700 000 signatures déjà recueillies
700 000 signatures ont déjà été apposées à la pétition protestant contre les difficultés d’accès aux soins.
Accouchement : plus vite, plus vite !
Moins de temps à la clinique
L’Assurance Maladie expérimente une réduction du temps passé à la clinique après l’accouchement.
Du beau, du bon, du bio ?
Moins de pesticides dans l’assiette bio
Le débat opposant les partisans et adversaires du bio sur le terrain des pesticides est clos. En faveur du bio.
Autisme, grande cause nationale
Après la solitude en 2011
Après la solitude en 2011, l’autisme devient « Grande Cause Nationale » pour 2012.
Sécurité du médicament : la loi est votée
Dernier mot à l’Assemblée
Une meilleure prévention contre les conflits d’intérêt, une nouvelle agence, des médicaments plus performants…
Servier choisissait bien ses experts
Une préférence pour l’Afssaps
Un ancien responsable de l’Afssaps a été employé par Servier dès son départ de l’Agence.
Prothèses mammaires PIP : on retire
Mais on n'échange pas
Les femmes porteuses des implants mammaires défectueux PIP sont invitées à les faire retirer.
Cancers : l’environnement en question
Les chercheurs doivent encore chercher
Sous l’égide de l’INCa de l’Anses et d’Aviesan, 400 chercheurs ont planché sur le lien cancer – environnement.
Bon anniversaire Madame Sécu
Un système qu'on n'imaginerait plus aujourd'hui




Ce qui était possible il y a 70 ans est-vraiment il devenu une utopie en 2015?

En 2015, qui pourrait seulement imaginer que puisse voir le jour un projet aussi utopique que celui de la Sécurité sociale ?

Avouons que pour penser mettre en place un système unique de protection universelle, financé par prélèvements proportionnels aux revenus et géré par les partenaires sociaux, il faut avoir pris un sacré coup sur la cafetière ou, comme Pierre Laroque en 1945 au sortir de la guerre, croire béatement qu’une société peut se construire autour d’un idéal se solidarité…

L’espérance de vie, les maladies chroniques, la technologie médicale et le chômage conjuguent leurs efforts pour vider les caisses. De l’acharnement qui n’a rien de thérapeutique.

Les médecins refusent de voir s’instaurer le tiers payant comme ils craignaient hier de voir s’imposer la Carte Vitale. L’industrie pharmaceutique crie à l’étranglement, les élus de la Nation à la trahison, les hôpitaux pleurent la misère.

La Sécu est passée du statut de modèle international à celui de problème français. Les bénéfiques « cotisations sociales » ont subi un subtil glissement sémantique pour devenir, dans le langage courant, d’insupportables « charges sociales ».

En ce mardi qui aurait pu être plus joueux, il va dans ces conditions falloir une bonne dose d’optimisme et de conviction à Marisol Touraine pour tenir sans flancher les rendez-vous de son agenda. Elle n’y verra guère se succéder que des pièges en puissance.

De la Matinale de France Inter qui n’est en rien une séance de brosse à reluire à l’audition, juste après, par le Groupe socialiste sur le projet de loi de financement de la Sécu, que des râleurs et des frondeurs en perspective.

Et que dire du débat à la Mutualité dans le cadre de la rencontre nationale du 70ème anniversaire de la Sécu où les syndicats de médecins en fin de grève entendent, comme Raoul dans les Tontons flingueurs, lui faire une ordonnance et une sévère ?

Hélas, même la clôture par François Hollande de la rencontre nationale ne devrait pas être une partie de plaisir. La ministre y tiendra la chandelle et les bougies d’anniversaire devant un président de la République ravi de pouvoir une nouvelle fois puiser sa source d’inspiration favorite à l’aune du Conseil national de la Résistance.

Et pour terminer la soirée en beauté, c’est à l’invitation de Claude Bartolone que Marisol Touraine prendra part à un débat parlementaire sur la santé et l’environnement. Sur fond de bouleversement climatique, il devrait, si l’on peut dire, y flotter le dramatique bilan des inondations dans les Alpes maritimes.

Pas vraiment festif l’anniversaire de Madame Sécu.

Jacques DRAUSSIN