Dépenses de santé : baisse de l’augmentation…
+2,2% vs +2,5%
La progression de la consommation de soins et de biens médicaux ralentit.
Les perturbateurs endocriniens sont partout
40% des produits d’hygiène-beauté concernés
Selon une étude réalisée sur 15.000 produits, 40% contiennent au moins un perturbateur endocrinien
Sites anti-IVG : explosion sur la toile
Le gouvernement va réagir
Face à la multiplication des sites anti-IVG, un site d’information institutionnel va être créé
Testicules : une petite paire fait le bon père
Les études sont formelles…
Deux études viennent de révéler que les hommes dotés de petits testicules faisaient de meilleurs pères
La prévention par les taxes
La santé n’a vraiment pas de prix…
Les « taxes comportementales » sont-elles en passe de remplacer la politique de santé publique ?
Service Médical Rendu… ou pas
Un projet de signalétique contesté
Verra-t-on demain fleurir une nouvelle signalétique sur les boîtes de médicaments ?
Nanisme : l’espoir grandit
L’achondroplasie bientôt traitée ?
L’Inserm s’apprête à rendre publics les résultats spectaculaire d’une recherche sur le nanisme
Bon usage du Médicament : rapport protégé
Vers un meilleur système de surveillance
Les Professeurs Costagliola et Begaud ont remis lundi 16 leur rapport sur le bon usage du médicament
Médecins/patients : relation tendue
On attend trop !
Selon un sondage BVA, les patients sont devenus exigeants avec leur médecin. Quelle impudence !
La Griffe hebdomadaire de Jacques Draussin
Infolettre BIEN SÛR SANTE




Suite à un problème technique de routage, l'Infolettre ne vous est pas parvenue ce matin. En voici l'édito

Moderato cantabile

En se rendant dimanche au salon Vinexpo de Bordeaux, François Hollande ne pouvait guère interpréter que moderato cantabile la partition de la loi Evin, sur un livret écrit avec talent et retenue par l’association Vin & Société.

L’amendement  [à la loi Macron ] voté par le Sénat, puis la semaine dernière par l’Assemblée Nationale, mettait potentiellement en danger l’application d’un texte qui, depuis 25 ans, tente de préserver la santé publique en encadrant la communication sur l’alcool.

Cet encadrement est-il toujours justifié lorsqu’il met dans le même sac l’information et la publicité ? Non, bien sûr, mais ce n’est sans doute pas en libéralisant à tout prix la seconde qu’on crédibilisera la première.

Les termes de l’amendement du sénateur  Gérard César – censé permettre de faire la différence entre info et intox – étaient suffisamment vagues pour que l’inquiétude gagne légitimement les milieux de la prévention. Et comme ceux-ci ont nous ont habitués à pousser des cris d’orfraie dès qu’il s’agit de sortir des sentiers battus des ukases sanitaires, leurs protestations légitimes ont bien failli passer pour des jérémiades de vieux réac particulièrement contreproductives…

Le Président de la République, qui n’a décidément pas perdu la maîtrise de la synthèse, a mine de rien tranché : oui, la loi Evin a besoin d’être clarifiée ; non, elle n’a pas besoin d’être assouplie. Les ministres concernés et les parlementaires sont donc renvoyés à leurs chères études. Des études au cursus très court car Il faudra se mettre d’accord dès ce matin avant l’entrée en scène du 49.3 dans l’après-midi.

L’amendement déposé par le sénateur César et déjà voté par les deux assemblées sera donc, soit intégré tel quel à la loi Macron, soit modifié, soit retiré pour être réécrit sur les bases dessinées dimanche par François Hollande. Suspense…

Jacques DRAUSSIN

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