Hôpital : grève de la pénibilité
Les médecins baissent les gardes
Pour une prise en compte de la pénibilité du travail de nuit, les hospitaliers sont en grève.
Mutuelles : coup de rabot ou de sabot ?
Taxe sur les conventions d’assurance
C’est plus qu’un coup de rabot sur une niche fiscale, mais un coup de sabot aux adhérents des mutuelles de santé.
Les cantines en conseil de discipline
Les frites mises au coin dès la rentrée
Des fruits, des légumes, des crudités, du poisson obligatoirement au menu. Est-ce que c’est vraiment malin ?
Dengue : Bachelot ne s’affole pas…
Mais les antillais aimeraient qu’elle s’inquiète !
La Ministre a-t-elle tiré les leçons de la grippe A ? En tout cas, la dengue ne la rend pas folle d’angoisse.
Affaire Bettencourt : les médecins malgré eux ?
La farce ne fait pas rire le Président de l’Ordre.
Le Pr Gilles Brücker peut-il à la fois être le médecin majeur de Mme Bettencourt et son exécuteur testamentaire ?
Montignac : les limites de la méthode
Décès du créateur du célèbre régime
Michel Montignac, auteur de la célèbre méthode d’amaigrissement, est mort à l’âge de 66 ans.
H1N1 : de la grippe à la narcolepsie?
Une histoire à dormir debout
Des cas de narcolepsie, la « maladie du sommeil » seraient dus au vaccin H1N1. Décidément…
Estrosi : pas de médicaments sur le Net
Le ministre s’attaque à la contrefaçon
Le Ministre de l’Industrie s’est déclaré prêt à saisir la justice contre certains sites français.
Allergies médicamenteuses : ça vient de sortir
Des virus « dormants » en seraient responsables
Ce n’est pas contre le médicament que l’organisme déclenche des réactions allergiques !
La Griffe hebdomadaire de Jacques Draussin
Infolettre BIEN SÛR SANTE




Suite à un problème technique de routage, l'Infolettre ne vous est pas parvenue ce matin. En voici l'édito

Moderato cantabile

En se rendant dimanche au salon Vinexpo de Bordeaux, François Hollande ne pouvait guère interpréter que moderato cantabile la partition de la loi Evin, sur un livret écrit avec talent et retenue par l’association Vin & Société.

L’amendement  [à la loi Macron ] voté par le Sénat, puis la semaine dernière par l’Assemblée Nationale, mettait potentiellement en danger l’application d’un texte qui, depuis 25 ans, tente de préserver la santé publique en encadrant la communication sur l’alcool.

Cet encadrement est-il toujours justifié lorsqu’il met dans le même sac l’information et la publicité ? Non, bien sûr, mais ce n’est sans doute pas en libéralisant à tout prix la seconde qu’on crédibilisera la première.

Les termes de l’amendement du sénateur  Gérard César – censé permettre de faire la différence entre info et intox – étaient suffisamment vagues pour que l’inquiétude gagne légitimement les milieux de la prévention. Et comme ceux-ci ont nous ont habitués à pousser des cris d’orfraie dès qu’il s’agit de sortir des sentiers battus des ukases sanitaires, leurs protestations légitimes ont bien failli passer pour des jérémiades de vieux réac particulièrement contreproductives…

Le Président de la République, qui n’a décidément pas perdu la maîtrise de la synthèse, a mine de rien tranché : oui, la loi Evin a besoin d’être clarifiée ; non, elle n’a pas besoin d’être assouplie. Les ministres concernés et les parlementaires sont donc renvoyés à leurs chères études. Des études au cursus très court car Il faudra se mettre d’accord dès ce matin avant l’entrée en scène du 49.3 dans l’après-midi.

L’amendement déposé par le sénateur César et déjà voté par les deux assemblées sera donc, soit intégré tel quel à la loi Macron, soit modifié, soit retiré pour être réécrit sur les bases dessinées dimanche par François Hollande. Suspense…

Jacques DRAUSSIN