Vache folle, le retour
Les farines animales ré-autorisées ?
L’épisode de la vache folle due aux farines animales n’aura peut-être pas servi de leçon.
Sida : 30 ans, 30 millions de morts…
Du « cancer gay » au drame universel
5 juin 1981 : plusieurs cas de pneumonie rare sont repérés par le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta…
E.Coli : origine inconnue
D’où vient donc la bactérie tueuse ?
On connaît son nom, pas son origine et l’ampleur de l’épidémie qu’elle provoque est inédite.
Portables : ondes troubles
Encore un rapport pour rien
Les conclusions de l’OMS sur les dangers du portable sont toujours aussi vagues. C’est fâcheux…
Le concombre avance masqué
Hémorragique mais pas ibérique
Le concombre espagnol est de plus en plus présumé innocent dans l’infection à Escherichia coli.
Psychiatrie : rapport opportun
L’IGAS très critique
L’IGAS rend aujourd’hui au gouvernement un rapport très critique dur le système psychiatrique.
Tabac : 9 mois pour arrêter
Soutien aux femmes enceintes
Le forfait annuel d’aide au sevrage tabagique va sensiblement augmenter pour les femmes enceintes.
Touristes interdits de cofee shops
Le cannabis aux Hollandais
A partir de la fin d’année, les touristes étrangers seront interdits de cofee shops à Amsterdam.
Les régimes à la barre
Les grosses vedettes en procès
Pierre Dukan fait un procès à Jean-Michel Cohen qui l’accuse de charlatanisme. Torts partagés ?
La Griffe hebdomadaire de Jacques Draussin
Infolettre BIEN SÛR SANTE




Suite à un problème technique de routage, l'Infolettre ne vous est pas parvenue ce matin. En voici l'édito

Moderato cantabile

En se rendant dimanche au salon Vinexpo de Bordeaux, François Hollande ne pouvait guère interpréter que moderato cantabile la partition de la loi Evin, sur un livret écrit avec talent et retenue par l’association Vin & Société.

L’amendement  [à la loi Macron ] voté par le Sénat, puis la semaine dernière par l’Assemblée Nationale, mettait potentiellement en danger l’application d’un texte qui, depuis 25 ans, tente de préserver la santé publique en encadrant la communication sur l’alcool.

Cet encadrement est-il toujours justifié lorsqu’il met dans le même sac l’information et la publicité ? Non, bien sûr, mais ce n’est sans doute pas en libéralisant à tout prix la seconde qu’on crédibilisera la première.

Les termes de l’amendement du sénateur  Gérard César – censé permettre de faire la différence entre info et intox – étaient suffisamment vagues pour que l’inquiétude gagne légitimement les milieux de la prévention. Et comme ceux-ci ont nous ont habitués à pousser des cris d’orfraie dès qu’il s’agit de sortir des sentiers battus des ukases sanitaires, leurs protestations légitimes ont bien failli passer pour des jérémiades de vieux réac particulièrement contreproductives…

Le Président de la République, qui n’a décidément pas perdu la maîtrise de la synthèse, a mine de rien tranché : oui, la loi Evin a besoin d’être clarifiée ; non, elle n’a pas besoin d’être assouplie. Les ministres concernés et les parlementaires sont donc renvoyés à leurs chères études. Des études au cursus très court car Il faudra se mettre d’accord dès ce matin avant l’entrée en scène du 49.3 dans l’après-midi.

L’amendement déposé par le sénateur César et déjà voté par les deux assemblées sera donc, soit intégré tel quel à la loi Macron, soit modifié, soit retiré pour être réécrit sur les bases dessinées dimanche par François Hollande. Suspense…

Jacques DRAUSSIN

/>