Dépenses de santé : baisse de l’augmentation…
+2,2% vs +2,5%
La progression de la consommation de soins et de biens médicaux ralentit.
Les perturbateurs endocriniens sont partout
40% des produits d’hygiène-beauté concernés
Selon une étude réalisée sur 15.000 produits, 40% contiennent au moins un perturbateur endocrinien
Sites anti-IVG : explosion sur la toile
Le gouvernement va réagir
Face à la multiplication des sites anti-IVG, un site d’information institutionnel va être créé
Testicules : une petite paire fait le bon père
Les études sont formelles…
Deux études viennent de révéler que les hommes dotés de petits testicules faisaient de meilleurs pères
La prévention par les taxes
La santé n’a vraiment pas de prix…
Les « taxes comportementales » sont-elles en passe de remplacer la politique de santé publique ?
Service Médical Rendu… ou pas
Un projet de signalétique contesté
Verra-t-on demain fleurir une nouvelle signalétique sur les boîtes de médicaments ?
Nanisme : l’espoir grandit
L’achondroplasie bientôt traitée ?
L’Inserm s’apprête à rendre publics les résultats spectaculaire d’une recherche sur le nanisme
Bon usage du Médicament : rapport protégé
Vers un meilleur système de surveillance
Les Professeurs Costagliola et Begaud ont remis lundi 16 leur rapport sur le bon usage du médicament
Médecins/patients : relation tendue
On attend trop !
Selon un sondage BVA, les patients sont devenus exigeants avec leur médecin. Quelle impudence !
Allergies : un congrès qui tombe à pic
1 personne sur 4 concernée aujourd’hui




Paradoxe : alors que le nombre des allergiques explose, celui des allergologues ne cesse de baisser…

Si vous avez échappé au reportage sur les allergies aux pollens ces dernières semaines, vous étiez sans doute en vacances au Pôle Nord…C’est, si l’on peut dire, le marronnier par excellence.

Il faut dire que les chiffres sont impressionnants et pas seulement au printemps. Surtout, ils ne concernent pas que les rhinites allergiques. Toutes les autres formes d’allergies sont en progression : alimentaires, de contact… Elles touchent désormais plus d’un Français sur quatre.

Le Congrès Francophone d’Allergologie qui se tient à Paris du 22 au 24 avril aura d’ailleurs pour thème central le rapport entre les allergies et la vie moderne, suggérant bien qu’un lien de plus en plus évident existe entre les unes et l’autre.

Mais le succès de ce congrès, plus affirmé d’année en année (2 500 inscrits pour cette 10eme édition) ne doit pas masquer un paradoxe inquiétant : alors que le nombre d’allergiques explose, celui des allergologues ne cesse de baisser et les organisateurs de ce rendez-vous annuel des professionnels de la discipline ne cachent pas leurs inquiétudes.

Contrairement à une idée fort répandue, l’allergologie n’est pas en France une spécialité médicale. Le médecin allergologue est, soit un spécialiste d’organes (pneumologue, ORL, dermato, ophtalmo ou pédiatre), soit un médecin généraliste « compétent en allergologie ».

Du coup, les « allergologues à compétence exclusive » ne sont pas identifiés dans le parcours de soins, ne bénéficient pas des tarifs de consultation des spécialistes… et sont en voie rapide de disparition pour cause de retraite et de non-remplacement (2 050 allergologues exclusifs en 2015, 1 700 à l’horizon 2020).

La réforme en cours des études médicales permettra-t-elle la reconnaissance de l’allergologie et de l’immunologie clinique comme spécialité ? Il semblerait que l’affaire soit hélas mal embarquée.

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