Rapport placardisé
stratégie nationale de santé aux oubliettes?
Le rapport remis par 7 sages du monde de la santé et de la recherche ne plait pas à la Ministre
La clope hors de prix
De + 20 centimes à + 40 centimes
Avec les augmentations du 15 juillet, le paquet le moins cher coûte 6,30 €, le tabac à rouler prend 40 cts
Cancers : progression en trompe l’œil
+ de monde, + de vieux = + de cancers
Si le rapport sur les cancers en France depuis 1980 montre une forte progression, pas de panique !
Obésité : le Mexique et l’Egypte en pointe
Les USA perdent la tête
La Food and Agriculture Administration affirme que les USA ne sont plus la nation la plus obèse
Assurance Maladie : 2,5 milliards à trouver
La CNAM propose des pistes…
Pour tenir l’objectif d’évolution des dépenses de santé en 2014, il faudra serrer les boulons
Mediator : Pierre Dukan sanctionné
L’Ordre met le doigt dans l’engrenage
L’Ordre des Médecins vient de sanctionner Pierre Dukan pour manquement aux règles déontologiques
Contrefaçons : M. Touraine à l’offensive
Association Santé/Commerce extérieur
Marisol Touraine et Nicole Brick annoncent le renforcement de la coopération anti-contrefaçon
Prendre son pied, par le pied
Plus forte que Gorge profonde
Une femme prétend ressentir l’orgasme… à l’intérieur de son pied gauche
Cousin [germain] cousine [idem]
Des risques pour la descendance
Une étude parue dans The Lancet montre que les unions entre cousins germains ne sont pas sans risque
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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