Santé : 54% des Français de plus en plus préoccupés
L’information reste une exigence
Une étude réalisée par l’Ifop pour Capital Imagefait le point sur les Français et l’information santé
Sport : fin du certificat médical ?
Le ministère des Sports y serait favorable
Valérie Fourneyron serait favorable à la suppression du certificat médical annuel. Ca sent le couac
e-cigarette : vapotage ou bidonnage ?
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Le sondage Ipsos rendu public hier par Clopinette est… surprenant
Les fumeurs tirent de nouvelles cartouches
Les frontières européennes consumées
A partir du 1er janvier, on pourra importer 50 cartouches par voitures, vs 5 actuellement
Euthanasie des mineurs
La Belgique y vient
Une commission sénatoriale belge est favorable à l’extension de l’’euthanasie aux mineurs
Honoraires : ça dépasse encore, mais moins
9.746 médecins retrouvent « tact et mesure »
Les quelque 9 746 médecins signataires du « contrat d’accès aux soins » s’engagent à la modération
VIH : les jeunes lâchent la capote
Après la 1ère fois, on abandonne
L’INPES, qui met en place une nouvelle campagne, constate une baisse de l’usage du préservatif
Contraception d’urgence : gros bémol
Les + de 75 kg mal protégées
La protection assurée par la pilule du lendemain est amoindrie chez les femmes de + de 75 kilos
Accoucher à l’ancienne, c’est possible
Création de "maisons de naissance"
L’Assemblée Nationale a autorisé à titre expérimental l’ouverture de maisons de naissance
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.