Vincent Lambert en Conseil d’Etat
Des proches interpellent Marisol Touraine
Après la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, c’est le tout pour le tout
Euthanasie : Marlise Munoz débranchée
Le fœtus qu’elle portait n’était pas viable
La jeune américaine était gardée en vie uniquement parce qu’elle était enceinte
Pierre Dukan n’est plus Dr Dukan
L’Ordre a décidé de le radier
Pierre Dukan, mondialement célèbre pour son régime ne peut plus signer Dr Dukan
Téléphoner tard nuit
Le smartphone tardif empêche de dormir
Une étude américaine alerte sur les troubles du sommeil entraînés par une utilisation des portables après 21h
Politique nutritionnelle : au secours, le PNNS revient !
Serge Hercberg refait surface
De nouvelles orientations pour la politique nutritionnelle sont présentées aujourd’hui à Marisol Touraine
Le plan de la MILDT contre les drogues
Tabac, alcool, jeu, cannabis, même combat
La présidente de la MILDT a présenté son plan d’action contre les drogues et les addictions
Google larme au pied
Des lentilles pour tester la glycémie
La recherche Google n’a pas de limite. Des lentilles de contact pourraient bientôt tester la glycémie
Les humoristes sont-ils bipolaires ?
Une étude pas drôle l’affirme
Une étude anglaise croit déceler chez les humoristes un penchant pour les troubles bipolaires
La recherche manque de cerveaux
Appel au don post-mortem
L’Académie de Médecine lance un appel au don de cerveaux : la recherche en manque…
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

/>