DMLA: jeu vert pour l'Avastin
Bonne nouvelle pour els malades et la Sécu
L'amendement déposé par le député Gérard Bapt visant à autoriser l'Avastin dans le traitement de la DMLA a été ad
Affaire Lambert: le docteur Kariger débranche
Le chef du service soins palliatifs démissionne
Le docteur Kariger, chef du service de soins palliatifs du CHU de Reims a démissionné
Les décrets Complémentaire santé sont sortis
Lunettes, prestations, dépassements d'honoraires
Des remboursements optiques limités, des contrats plus responsables, un panier de prestations minimum
Les liens d'intérêt sont en ligne
Un site censé servir la transparence
Les liens d'intérêt de l'industrie pharmaceutique avec les professionnels de santé sont répertoriés sur un site
Tabac: les ventes dégringolent
- 10% en 12 mois
L'OFDT annonce que les ventes de tabac ont reculé de plus de 10%. C'est le 27e mois de baisse consécutif
Amiante: Martine Aubry n'est plus mise en examen
La Cour d'appel vient de la disculper
La Cour d'appel a annulé la mise en examen de Martine Aubry dans le dossier de l'amiante
Les margarines anti-cholestérol : à coeur et à cris
L'ANSES les découvre mauvaises pour la santé
L'ANSES vient de découvrir que les margarines et les yaourts anti-cholestérol n'ont pas d'effet bénéfique
Suicide assisté:: 60.000 signatures
La légalisation n'est pas pour demain
Une pétition demande la légalisation du suicide assisté. La prochaine loi sur la fin de vie ne la prévoira pas
Garches: plus d'oncologie mais de la colère
Des familles en grève de la faim
La fermeture du service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de Garches continue à faire des remous
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

/>