Prévention: les Français comptent sur leur médecin
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L'obésité pèse lourd dans les budgets
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L'obésité n'est pas seulement un fardeau de santé publique. Elle est aussi un poids pour l'économie mondiale
Grippe aviaire: l'inquiétude gagne du terrain
Les mesures de précaution se durcissent
La menace de diffusion de la grippe aviaire gagne les pays limitrophes de la Hollande
Pollution: on ne peut plus sentir Paris
Les Parisiens perdent 12 mois d'espérance de vie
200.000 particules ultra-fines par litre d'air respiré. Ca, c'est Paris...!
Amiante: 19.000 anciens élèves recherchés
L'école tueuse d'Aulnay-sous-Bois
Une usine de broyage d'amiante a pu contaminer tout le quartier jusqu'en 1975
Contrats responsables: un décret décevant
Le risque inflationniste demeure
Les plafonds de remboursement demeurent trop élevés pour faire baisser les couts de santé
Guérir l'hépatite C devient - presque - abordable
Le prix du Sovaldi revu à la baisse
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Apple lutte contre le Sida en Afrique
Campagne éclair disponible sur l'App Store
Depuis lundi 24 novembre et jusqu'au 1er décembre, Apple lance une campagne de lutte contre le Sida en Afrique
Produits de santé: lourds restes à charge
audioprothèses et fauteuils sont hors de prix
L'Observatoire des restes à charge s'est penché sur le coût des dispositifs médicaux
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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