Droits des patients : une journée et un concours
Après le concours Lépine, le concours Bachelot
Le 18 avril sera la 4ème édition de la Journée européenne du Droit des patients.
Dutronc a le cigare
Et ça ne plait pas à tout le monde
Les nombreuses apparitons de Jacques Dutronc, cigare au bec, jettent l'émoi chez les anti-tabac.
Tabac: on ne met plus le paquet ?
Pour l'instant, pas de photos-choc
Où sont passés les dents gâtées, les poumons noirs, les cancéreux à l'hôpital sur les paquets de cigarettes?
Grippe A, basta ! hello gastro !
Une épidémie chasse l'autre
La France est repassée au-dessous du seuil épidémique A H1N1. Elle vient de l'atteindre pour la gastro.
Sang de cordon : la fausse panacée
Guérir avec ses propres cellules, faut pas rêver
L'exploitation du sang contenu dans le cordon ombilical est présentée comme la panacée. Info ou intox?
Check-list chirurgicale
A bloc au bloc
Cette check-list consiste à vérifier systématiquement dix points critiques en cours d'opération.
Le vaccin contre la méningite C remboursé
Enfin une bonne nouvelle vaccinale...
Le vaccin contre "les méningites à méningocoques de type C" est désormais remboursé par la Sécurité sociale.
Charité bien ordonnée
Oeil pour oeil, foie pour foie
Comment encourager le don d'organes? En faisant des donneurs volontaires les receveurs prioritaires.
Johnny contrôle discal
La santé n'a pas de prix
Après un épisode médical mouvementé, un feuilleton juridique long et douloureux s'annonce...
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.