Le bruit des glaçons
Cancer grand écran
Bertrand Blier, Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro, Myriam Boyer : une cinéthérapie efficace.
L’UFC tacle les mutuelles (mais pas trop)
La politique de remboursement en question
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Dengue : la mobilisation Et la guerre
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Remboursements : moins x moins = beaucoup moins
Après la Sécu, les mutuelles déremboursent…
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Obésité : une origine ethnique ?
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La revue Pediatrics publie une étude selon laquelle l’origine ethnique serait responsable de l’obésité.
Canicule russe: mortalité record?
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La mortalité à Moscou n'a sans doute pas été multipliée par 2... mais au moins par 4.
Après H1N1, NDM-1 ?
Une bactérie multi résistante inquiète le monde
Maintenant que le H1N1 est enterré, on a déjà trouvé de quoi se passionner pour une nouvelle pandémie.
Cigarettes, paquets et grosses ficelles
Des paquets de cigarettes banalisés?
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Toxico : Fillon se pique de sécurité
Exit les centres de consommation supervisée
Le 1er Ministre a cédé sans lutter aux sirènes sécuritaires de sa majorité en désavouant Roselyne Bachelot.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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