Hôpital : grève de la pénibilité
Les médecins baissent les gardes
Pour une prise en compte de la pénibilité du travail de nuit, les hospitaliers sont en grève.
Mutuelles : coup de rabot ou de sabot ?
Taxe sur les conventions d’assurance
C’est plus qu’un coup de rabot sur une niche fiscale, mais un coup de sabot aux adhérents des mutuelles de santé.
Les cantines en conseil de discipline
Les frites mises au coin dès la rentrée
Des fruits, des légumes, des crudités, du poisson obligatoirement au menu. Est-ce que c’est vraiment malin ?
Dengue : Bachelot ne s’affole pas…
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La Ministre a-t-elle tiré les leçons de la grippe A ? En tout cas, la dengue ne la rend pas folle d’angoisse.
Affaire Bettencourt : les médecins malgré eux ?
La farce ne fait pas rire le Président de l’Ordre.
Le Pr Gilles Brücker peut-il à la fois être le médecin majeur de Mme Bettencourt et son exécuteur testamentaire ?
Montignac : les limites de la méthode
Décès du créateur du célèbre régime
Michel Montignac, auteur de la célèbre méthode d’amaigrissement, est mort à l’âge de 66 ans.
H1N1 : de la grippe à la narcolepsie?
Une histoire à dormir debout
Des cas de narcolepsie, la « maladie du sommeil » seraient dus au vaccin H1N1. Décidément…
Estrosi : pas de médicaments sur le Net
Le ministre s’attaque à la contrefaçon
Le Ministre de l’Industrie s’est déclaré prêt à saisir la justice contre certains sites français.
Allergies médicamenteuses : ça vient de sortir
Des virus « dormants » en seraient responsables
Ce n’est pas contre le médicament que l’organisme déclenche des réactions allergiques !
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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