La médecine du travail fera cavalier seul
Elle sort de la Loi sur la retraite
Les sages de la rue Montpensier ont sèchement retoqué les articles concernant la médecine du travail.
Diabète : ça flambe
Deux fois plus de malades traités
La dernière livraison du BEH fait le point sur l’évolution du diabète traité.
Prix du tabac: plus, c'est pas assez
Une augmentation en trompe l'oeil
A qui profitera l'augmentation du prix du tabac? Pas à la santé publique...
Cancer : du [beaucoup] mieux
Mortalité en nette baisse
Selon un rapport de l’INCa, la mortalité due au cancer a nettement diminué en France depuis 20 ans.
Sida : le dépistage, systématiquement proposé
5 millions de tests espérés
Le dépistage devient un élément moteur de la prévention dans le Plan Sida 2010 – 2014.
5 fruits, 5 légumes et un ticket restau
Une prime à l’équilibre alimentaire
On pourra désormais acheter des fruits, des légumes et des produits laitiers avec des chèques restaurant.
Rapport Bockel : le come back de Billy the kid
Bockel remet en piste le “repérage précoce”
Certaines conclusions du rapport Bockel se montrent favorables au repérage de la délinquance dès 2 ans…
Téléthon vs France Télévisions : l’effet Bergé ?
L’audiovisuel public ne veut plus s’engager
France Télévisions ne voudrait plus du Téléthon en 2011. Effet Bergé ou effet audience?
Médicaments : des franchises franchement pas claires
Surtout injustes ou surtout inefficaces ?
L’IRDES livre une analyse très critique de la mise en œuvre des franchises sur les médicaments.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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