IVG: fin du délai de réflexion?
Un amendement de plus soumis aux députés
40 ans après la loi Veil, le délai de réflexion imposé aux femmes souhaitant avorter pourrait être supprimé
Sang: les homosexuels vont pouvoir donner
Possible levée de l'interdiction
L'interdiction faite aux homosexuels déclarés de donner leur sang pourrait être levée
Alcool: la publicité ré-encadrée
Un amendement à la loi Santé
Un amendement à la loi Santé cherche à ré-encadrer la notion de publicité pour l'alcool
e-cigarettes: les normes AFNOR arrivent
dévoilement officiel le 2 avril
Pour mettre de l'ordre sur le marché de la cigarette électronique et garantir l'innocuité, de vraies normes arriv
Dépistage du cancer colorectal: journée d'info
En attendant le nouveau test
Ce mardi, les gastroentérologues se mobilisent pour informer sur le cancer colorectal
Maisons de retraite: un air pas très sain
La santé pulmonaire des résidents est menacée
Des chercheurs du projet GERIE ont collecté des données sur 5 polluants et els résultats sont inquiétants
Un site pour revendre son rendez-vous médical
Une plateforme surfe sur le temps d'attente
Il faut 3 mois pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmo? On va pouvoir acheter celui d'un autre patient...
Cancer: les Français plus optimistes
La maladie n'est plus fatale
Finie, l'expression "longue et douloureuse maladie" dont on ne réchappe pas? Non, mais les esprits évoluent
Homéopathie: ça va être dur d'y croire
Un rapport australien très sévère vient de paraitre
Un rapport, dû à un organisme officiel australien réduit en pièces les arguments de l'homéopathie
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

/>