Sparadrap colle à l’actualité
Pour le 20 novembre, Journée des droits de l’enfant
L’association Sparadrap a réalisé un nouveau dossier de conseils sur les droits des enfants malades.
Tabac sans frontière
Rideau de fumée sur le rideau de fer
La France ne pourra bientôt plus limiter la quantité de tabac achetée à l’étranger par les fumeurs.
Don de gamètes : l’Académie dit non au nom
Les sages pour le maintien de l’anonymat
L’Académie de Médecine prend clairement position contre la levée de l’anonymat des donneurs de sperme.
Révision gratuite pour les usagers du Mediator
Xavier Bertrand confronté à sa première crise
Les patients ayant consommé du Mediator pendant 3 mois au cours des 4 dernières années doivent consulter.
Mediator : 500 morts au compteur
L’antidiabétique était un serial killer
Entre 1975 et 2009, plus de 500 personnes sont mortes en France après avoir pris du Mediator.
Remaniement : le Travail, c’est la Santé!
Portefeuille fourni pour Xavier Bertrand
Un revenant, Xavier Bertrand, une transfuge, Nora Berra. Un ministre et une secrétaire d’Etat pour la santé.
On veut du sang !
Lancement d’une campagne de dons
Plus que les années précédentes à la même époque, l’Etablissement Français du Sang lance un SOS.
Cancer du col de l’utérus : dépistage recommandé
Le ministère de la Santé déjà sollicité…
La Haute Autorité de Santé n’a pas tardé à faire sa première recommandation au nouveau ministre.
Hiver : la stratégie Ponce Pilate
L’hygiène, première arme antivirus
Des experts, réunis aujourd’hui à l’Institut Pasteur, sont formels : la première arme antivirus tient dans la main…
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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