Médecine de proximité : rapport rendu
Elisabeth Hubert a fait ses propositions
Elisabeth Hubert a présenté ce vendredi matin à Nicolas Sarkozy le rapport sur la médecine de proximité.
Grosse claque aux régimes amaigrissants
L’ANSES sort la grosse Bertha
Dans un rapport explosif, l’ANSES descend au canon les régimes amaigrissants. Tous mauvais, tous dangereux ?
Mediator : les diabétiques contre-attaquent
L’AFD lance un appel à témoins
L’Association Française des Diabétiques veut savoir comment le Mediator a été prescrit et consommé.
Le business du siècle fera-t-il le buzz?
Contrefaçon en ligne, lutte en ligne
Les laboratoires Lilly lancent aujourd'hui une campagne anti-contrefaçon via You Tube.
Durée de vie : certains sont plus égaux…
7 ans d’existence en plus pour un cadre
Un rapport confidentiel de l’IGAS pointe les différences d’espérance de vie liées au niveau social.
Les vaches espagnoles chargent Contador
L’effet bœuf est très peu probable…
L’association espagnole des producteurs de viande bovine veut porter plainte contre Alberto Contador.
La médecine de proximité au rapport
Elisabeth Hubert va rendre sa copie vendredi
L’ex-ministre de la Santé doit rendre ses conclusions au chef de l’Etat avec un mois et demi de retard.
Le préservatif n’est plus à l’index
Le Pape change de position
Benoît XVI reconnaît que l’usage du préservatif peut être justifié dans des cas limités
A l’hôpital, on a mal
La douleur n’y est pas assez traitée
L’enquête PALIERS montre que la prise en charge de la douleur dans les services d’urgence est insuffisante.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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