Dépistage : les sourds se font entendre
Contre le dépistage à la maternité
Le dépistage précoce de la surdité congénitale exaspère la Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF)
Information des patients: ça râle côté mutuelles
Le mouvement craint une main-mise
Une directive européenne permet aux labos de prendre en charge l'information des patients.
Téléthon : dernier marathon TV ?
La formule va changer dès l’an prochain
Pas de polémique cette année avec Pierre Bergé, mais une interrogation : que va devenir le Téléthon en 2011 ?
Surdité: un chou, c'est un chou
Dépistage dès la naissance
L'Assemblée Nationale a voté le dépistage systématique de la surdité des nouveau-nés.
Tabac : pas de libre circulation ?
L’Assemblée Nationale s’oppose à Bruxelles
La commission des finances de l’Assemblée Nationale a refusé mercredi d’appliquer la libre circulation du tabac.
Sarko se rapproche des médecins
Le Président a validé le rapport Hubert
Nicolas Sarkozy a validé point par point le rapport sur la médecine de proximité.
Bougez avec l'INPES
Nouvelle campagne nutrition
L'INPES lance demain la diffusion d'un nouveau film de pub en TV. "Bouger 30' par jour, c'est facile".
Sida : un 1er décembre de lutte
Incitation au dépistage, mais suppression de l’AME
Campagne nationale d’incitation au dépistage et suppression de l'AME pour les sans papier. Fâcheux symbole.
Sarkozy en visite médicale
La médecine de proximité vue de près
Signes forts attendus, moins d'une semaine après la remise du rapport d'Elisabeth Hubert.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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