Les Français, Internautes raisonnables de la santé
Ils sont moins accros au Net que leurs voisins
Une enquête internationale fait le point sur la consommation de conseils santé via le Net.
HAS : nouveau président dans la tourmente
Premier dossier chaud : le Mediator
Le Pr Jean-Luc Harousseau succède au Pr Laurent Degos à la tête de la Haute Autorité de Santé.
Sécu : les médecins un peu durs de la feuille ?
Certains sont encore rétifs à la carte vitale
Les médecins qui feraient de la résistance à la carte vitale paieront 0,50 € par feuille de soins.
Espagne : No se permite fumar
Les fumeurs sous l’éteignoir
Depuis le 2 janvier, les fumeurs espagnols sont passés du record de laxisme à celui de la sévérité.
Isabelle Caro s’est envolée
Décès de la figure emblématique de l’anorexie
Celle qui, en 2007, a permis de faire connaître l’anorexie est morte d’une pneumopathie mi-novembre.
Grippe : la vaccination au frigo
L'effet retard de la grippe H1N1
Alors que le seuil épidémique va être franchi, les Français boycottent la vaccination.
Les cancers juvéniles progressent
1 enfant sur 440 touché avant 15 ans
Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire publie une étude plutôt inquiétante
Mediator : n°vert pour dossier noir
L’Afssaps ne perd pas le fil
Dans la série « outils de communication de crise », voici le célèbre numéro vert…
Meilleurs vieux
La France, pays de centenaires ?
Les démographes de l’INED nous prédisent une espérance de vie de 100 ans à l’horizon 2050…
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

/>