Tu t’es vu quand t’as pas bu ?
On consomme 2 fois moins d’alcool qu’en 1960
Les Tableaux de l’Economie Française que publie l’INSEE quantifient notre mode de vie.
Plan Alzheimer : une suite en 2012 ?
Sarkozy favorable à une reconduction
Nicolas Sarkozy était ce mardi à Bordeaux à l’occasion du 3ème anniversaire de son plan Alzheimer.
Aspartame : verdict lundi prochain
L’autorité européenne va trancher
Le feuilleton Aspartame n’en finit pas de finir. Dangereux ou pas ? L’Efsa livrera son verdict le 28 février.
Les pharmacies sont grippées
1/4 d'entre elles seraient menacées de faillite
Selon une étude de la Coface, la situation financière des officines flirte avec le rouge vif.
Médicament contrefaits : l’Europe légifère
Objectif : traçabilité totale
Les eurodéputés ont voté une loi visant à limiter la circulation des médicaments contrefaits.
Fumez trash !
Les photos-choc arrivent sur les paquets
Les nouveaux avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes sont des photos, soigneusement trash.
Des assises du médicament dès cette semaine
« Assises », comme un procès… ?
Le Ministre de la Santé a annoncé mardi devant l’Assemblée Nationale la tenue d’assises du médicament.
Bébé sous X : pas de pourvoi en cassation
Il reste chez ses grands-parents
La cour d’appel d’Angers avait annulé le statut de pupille de l’enfant. Le Conseil général d’Angers laisse faire.
Contador chargé… par les vaches espagnoles
Effet bœuf ?
Le cycliste Alberto Contador s'est-il dopé en mangeant un steak?
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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