Sida : prévention par la circoncision
Une baisse de 76% des risques
Une étude confirme le bénéfice important de la circoncision dans la prévention de la transmission.
Médecins : des primes à la performance
Vers la fin du paiement à l’acte ?
La Sécu et les médecins libéraux ont commencé à démonter le système unique de rémunération à l’acte.
Bad trip pour les poppers
Interdits de fiesta
Le Ministère de la Santé a décidé d’interdire la vente de poppers. Tout le monde croyait que c’était déjà le cas…
Les fous ne sont pas furieux
Peu de malades mentaux auteurs de crimes
Les malades schizophrènes ou bipolaires ne sont qu’exceptionnellement auteurs de crimes.
Cancers : toujours plus
L’INVS publie ses projections pour 2011
On estime à 158 000 le nombre de nouveaux diagnostics chez la femme. A 207 000 chez l’homme.
Tabac : les amendes seront maintenues
Pas de minoration en vue
Les amendes pour tabagisme dans les lieux publics ne seront pas minorées.
Hommes forts, faible sperme
Les obèses sont moins fertiles
D’après une étude française, le sperme des hommes obèses serait moins riche en spermatozoïdes.
Honoraires médicaux : révolution en vue
Fin de la rémunération à l’acte ?
La CNAM propose de revoir de fond en comble le mode de rémunération des médecins libéraux.
Drogues : le cannabis tient la tête
Mais la cocaïne refait son retard
Le Baromètre Santé de l’INPES montre la prédominance du cannabis dans la consommation.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

/>
/>