Complémentaires santé : ça tousse !
La hache de guerre est déterrée
En appliquant une nouvelle taxe aux complémentaires santé, le Gouvernement joue avec le feu.
Sport : même un peu, ça va
Bouge de là [mais pas trop]
L’activité physique, même très très modérée (2,5 h/semaine), est bénéfique pour la santé. Ouf, on respire !
Boissons sucrées plus chères
La taxe qui fait pschitt
Les spécialistes de la santé ne croient pas une seconde à l’efficacité de la taxe sur les boissons sucrées.
Botox contre incontinence
Vessies contre lanternes ?
La FDA autorise désormais les injections de Botox pour… détendre certaines vessies.
Les spermatozoïdes s’accrochent
Une molécule les colle aux ovules
Une nouveauté dans le traitement de l’infertilité : une molécule permettrait de coller le sperme à l’ovule.
Des cigarettes anti-incendie
Il n’y a pas de feu avec la fumée
D’ici à la mi-novembre, toutes les cigarettes venues en France devront être garanties « anti-incendie ».
Dépendance : on verra plus tard
Ca dépend, ça dépasse… les délais
« Chantier prioritaire » du quinquennat, la réforme de la dépendance semble être renvoyée au prochain…
Ecstasy contre cancer
Ca met de bonne humeur…
Une étude britannique met en avant les effets thérapeutiques de l’ecstasy dans le traitement de certains cancers.
Lutte intensive contre l’obésité
Gros efforts pour les plus démunis
Le 3ème Programme National Nutrition Santé (PNNS) ciblera les plus vulnérables
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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