Le hic des génériques
Copies non-conformes ?
Un rapport de l’Académie de Médecine jette un doute sur leur absolue conformité avec les médicaments princeps.
Hamburger à partir de cellules souches
L’avenir de McDo ?
Un labo néerlandais vient de parvenir à fabriquer un hamburger à base de cellules souches. Miam…
Le sperme n’est plus ce qu’il était
La faute à l’environnement ?
Une étude de l’INSERM sur la fertilité suggère une possible influence de la pollution environnementale.
Politique du médicament : Prescrire critique
La revue médicale plutôt sévère
La revue Prescrire publie une analyse –très – critique et détaillée de la loi sur la Sécurité du médicament.
Omégas 3 et allergies
Pas d’effet positif sur bébé
La prise d’omégas 3 pendant la grossesse ne réduit pas les risques d’allergies du nourrisson.
Pressing : cancer à sec
Accusé, le perchloréthylène
Est-il dangereux de vivre à proximité d’un pressing ? Apparemment oui.
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Contraception gratuite : bisbille gouvernementale ?
Jeannette Bougrab vs Nora Berra
Israël Nisand recommande l’accès gratuit à la contraception pour les mineures. Discordances ministérielles.
Autisme : psy ou pas psy ?
La bataille tourne à la croisade
Faut-il « mettre fin à l’approche psychanalytique de l’autisme », comme le demande le député Daniel Fasquelle ?
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.