Cancer : la mortalité va baisser
Sauf pour le pancréas et le poumon
Des chercheurs suisses et italiens prévoient que la mortalité globale par cancer devrait baisser cette année.
Vivre vieux pour dormir mieux
Vieillir est-il un rêve ?
La revue Sleep publie une étude plutôt culottée.
Yves Bur enterre le calumet
Guerre ouverte au tabac
Alors que les associations anti-tabac asticotent l’Etat, le député Yves Bur signe un rapport sans concession.
AVC : fausse tendance à la baisse
Les plus jeunes sont frappés
Phénomène des AVC communicants : moins de cas chez les plus âgés et davantage chez les plus jeunes.
Dents : le low cost fait son trou
Fin de l’âge d’or ?
Face au coût insupportable des soins dentaires, les cabinets low cost commencent à voir le jour en France.
Tabac : on veut des taxes !
C’est ce que réclame le HCSP
En cette période électorale, les défenseurs des taxes sur la consommation ont trouvé un allié : le HCSP.
Dépassements d’honoraires
De la relativité du tact et de la mesure…
Le scandale des dépassements de tarifs à l’hôpital et en ville n’en finit pas de faire des vagues,
Sport : la nouvelle panacée
Contre le cancer, suffit-il de bouger ?
Le sport est bon pour la santé, y compris pour prévenir le cancer ou ses récidives. N’en faisons pas la panacée.
Nomination urgente à Pompidou
Le Pr Philippe Juvin contesté
La nomination du très politique Pr Juvin à la tête des urgences de l’hôpital Pompidou crée comme un malaise.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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