Le Canada reconnaît les dangers de l’amiante
Il était temps, les cousins !
Dernier pays développé à défendre l’amiante, le Canada vient enfin de reconnaître ses dangers.
René Frydman passe de Béclère à Foch
Bâton de Maréchal
Après 36 ans à l’Hôpital Antoine Béclère de Clamart, René Frydman passe à Foch
Cancer du sein : nouveau test se sensibilité
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Pollution : vite, quittez les villes !
Impact fort sur la santé
Le projet européen Aphekom a évalué l’impact sanitaire et économique de la pollution urbaine. Aïe…
Bien Sûr Santé de septembre est disponible
Dossier central : la vaccination
Bien Sûr Santé Magazine vient de sortir. A lire absolument pour réussir sa rentrée !
Le coût de la santé inquiète les Français
La Fondation April publie son baromètre
Malgré l’annonce de relative stabilité du reste à charge, le coût de la santé continue d’inquiéter les Français.
Dépenses de santé : stabilité du reste à charge
Soins dentaires et optique toujours en tête…
La part des dépenses de santé qui reste à la charge des ménages après remboursement est restée stable.
Campagne virale… anti-IST
L’INPES contamine le web
L’INPES a lancé [avec discrétion] une campagne web de sensibilisation au dépistage de la chlamydia.
Cancer du col : la vaccination, c’est maintenant !
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L’ECDC vient de publier une mise à jour des directives sur le virus HPV. La vaccination prend du retard.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.